+ All Categories
Home > Government & Nonprofit > Paul Biya - Cameroun - Le Temps Des Realisations - 27

Paul Biya - Cameroun - Le Temps Des Realisations - 27

Date post: 22-Jan-2018
Category:
Upload: paul-biya
View: 410 times
Download: 2 times
Share this document with a friend
of 40 /40
Récépissé de déclaration N° 00000038 / RDDJ / J06 / BASC du 9 juillet 2012 Directeur de Publication : Martin BELINGA EBOUTOU Bulletin mensuel bilingue d’informations - N° 27 juillet 2015 Cabinet Civil de la Présidence de la République du Cameroun
Transcript

Récépissé de déclaration N° 00000038 / RDDJ / J06 / BASC du 9 juillet 2012Directeur de Publication : Martin BELINGA EBOUTOU

Bulletin mensuel bilingue d’informations - N° 27 juillet 2015

Cabinet Civil de la Présidence de la République du Cameroun

Bulletin N° 27 juillet 2015

Le Temps des Réalisations

2

The event thus took place! Themeeting occurred on our soil, onCameroonian ground, in our

arena - Symbol of our collectivebelonging, the Unity Palace, Proud,well decorated, the majesty ofCameroon showcased to world. Theaugust guest undoubtedly betrays alittle bit his wonder, perhaps hissurprise,: «Here in Cameroon, you areAfrica (...) you are finally a symbol ofAfrica » he says.

He came, he saw, he wasconvinced, now he knows.

It was on the 3rd of July 2015. Theoccasion was expected. It wasbeautiful. As usual though, somepeople had a malicious pleasure. Theyraised artificial clouds to try to darkenthe sky artificially. But the sky was notdarkened; it rather merged with theoccasion in all its splendour in a clearand transparent blue. It was a perfectweather, an ideal climate, literally andfiguratively, for a calm, frank talk,between old friends.

They talked of the friendship ofpeoples, of a common history, of ourmisunderstandings, of our victories, inshort, of us, in the present as well as inthe future, with its obvious certaintiesand its distant uncertainties. We talklike friends: « In the relationships wehave established with President BIYA,we talk about everything » saidFrançois HOLLANDE.

A frankly uninhibited friendship. Buta serious friendship, which portrays oneach occasion, in brief instances andin long moments, in happiness and inmisfortune: «Between friends, whatmatters most is not the time spenttogether, (...)it is, I deeply believe, themutual respect given to one another,the quality, the depth, the sincerity andthe wealth of the links »said, PaulBIYA.

All is said. The rest is just solidaritydeployment, the fruit of strengthenedfriendship. And the subjects abound.

Were there sounds of Kalashnikovsomewhere? Were there Shells thatpierced the air? Were there explosionsof Human bombs?

- «We will spare no effort to protectour territory » says President BIYA.

- For us, « we will support theCameroonian authorities, through theprovision of information, especiallyimages, and the training of military »retorted President HOLLANDE.

Of solidarity, it is also in theeconomic field. Wealth creators fromboth sides worked together. Officialssigned agreements that will seal thespirit of solidarity, for the good of ourpeoples.

Were there any annoyingsubjects? It was clearly said, «We talkabout everything,» and alternation ofcourse. No taboo subject. 2018 is

certain, but is far ... Meanwhile, wemust have a clear vision of the historyof our relations, because as the augustguest admits, «France is a country ofmemory.»

Cameroon is equally, and hasalways been so. In the words ofPresident Paul BIYA, our duty ofmemory is sacred. He pointed it outwith emphasis during the celebrationsof the fiftieth anniversaries ofindependence and reunification: «Weurge our youths to be proud of thehistory of our country. We urge them tofervently perpetuate the memory of ournational heroes and the foundingmilestones of our country. There is nogreat people without memory of itspast.». Memory, as a duty of historicaltruth, revisits the glorious past of thosewho knew how to «Refuse to alienatethe essential » which gives meaning tothe present, which opens up to thefuture and also shapes, even more,promising prospects. Seven hourspassed quickly... and the aircrafthaving on board the President of theFrench Republic took off.

However, HOLLANDE came. Hesaw. He was convinced. Now, he evenknows more!

He knows that here in the cradle ofour ancestors, a beautiful page ofhistory in the relations betweenCameroon and France has just beenwritten. A story of friendship, mutualrespect and active solidarity!

EE DD II TT OO RR II AA LL

Friendship, respect and solidarity! ...Martin BELINGA EBOUTOU

Director of the Civil Cabinet of the Presidency of the Republic

Le Temps des Réalisations

3

Ainsi donc l’événement eut lieu !La rencontre s’est produite surnotre sol, en terre du Cameroun,

dans notre arène-symbole du vivreensemble, le Palais de l’Unité, fier, paréde ses plus beaux atours, la majesté duCameroun déployée à la face dumonde. L’hôte de marque trahit sansdoute un peu son émerveillement, sasurprise peut-être : « Ici au Cameroun,vous êtes l’Afrique (…) vous êtes finale-ment le symbole de l’Afrique », déclare-t-il.

Il est venu, il a vu, il a été convaincu,maintenant, il sait.

C’était le 03 juillet 2015. L’occasionétait attendue. Elle était belle. Commesouvent pourtant, certains ont pris unmalin plaisir. Ils ont amassé des nuagesfactices, pour tenter d’assombrir artifi-ciellement le ciel. Mais le ciel ne s’estpas obscurci, il s’est plutôt joint à l’occa-sion avec toute sa splendeur, d’un bleuclair et transparent. C’était une météoparfaite, un climat idéal, au proprecomme au figuré, pour parler sereine-ment, en toute franchise, entre amis delongue date.

On parle de l’amitié des peuples, del’histoire commune, de nos quiproquos,de nos victoires, bref, de nous, auprésent comme au futur, avec sescertitudes certaines, ses incertitudeslointaines. On parle comme des amis :« dans les relations que nous avonsétablies avec le Président BIYA, nousparlons de tout », dixit FrançoisHOLLANDE.

Une amitié franchement décom-plexée. Mais une amitié sérieuse, qui semet en scène à chaque occasion, dansles courts instants et dans les longsmoments, dans le bonheur et dans lemalheur : « entre amis, ce qui compte leplus, ce n’est pas le temps qu’on passeensemble, (…) c’est, je le pense profon-dément, le respect qu’on se portemutuellement, la qualité, la profondeur,la sincérité et la richesse des liens »,dixit Paul BIYA.

Tout est dit. Le reste n’est quedéploiement de la solidarité, fruit del’amitié confortée. Et les sujets nemanquent pas.

Y avait-il des bruits de kalachnikovquelque part ? Des obus qui déchirentl’air ? Des bombes humaines quisautent ?

- « Nous ne ménagerons aucuneffort pour protéger notre territoire »,déclare le Président BIYA.

- Et nous, « nous allons appuyer lesautorités camerounaises, à travers lafourniture de renseignements, d’imagessurtout, et la formation des militaires »,rétorque le Président HOLLANDE…

De la solidarité, il y en a aussi sur leterrain économique. Les créateurs derichesses des deux bords se sontconcertés. Les officiels ont signé desaccords qui viendront sceller l’élan desolidarité, pour le bien de nos popula-tions.

Y avait-il des sujets qui fâchent ? Onl’a bien dit, « nous parlons de tout », etbien sûr d’alternance. Rien de tabou.

2018, c’est certain, mais c’est lointain…En attendant, il faut voir plus clair dansl’histoire de nos relations, car commel’admet opportunément l’hôte demarque, « la France est un pays demémoire ».

Le Cameroun l’est tout autant, et cedepuis toujours. Par la bouche même duPrésident Paul BIYA, notre devoir demémoire est comme sacré. Il l’a souli-gné avec emphase lors des célébrationsdes cinquantenaires de l’indépendanceet de la réunification : «Nous exhortonsnotre jeunesse à être fière de l'histoirede notre pays. Nous lui demandons deperpétuer, avec ferveur, la mémoire denos héros nationaux et de célébrer lesévénements fondateurs de notre pays.Il n’y a pas de grand peuple sansmémoire du passé ». La mémoire,comme un devoir de vérité historique,qui revisite le passé glorieux de ceux quiont su « refuser d’aliéner l’essentiel »,qui donne un sens au présent, qui ouvreau futur, trace aussi des perspectivesplus prometteuses encore. Sept heuressont vite passées…et l’aéronef ayant àson bord le Président de la RépubliqueFrançaise a repris les airs.

Cependant HOLLANDE est venu. Ila vu. Il a été convaincu. Maintenant, ilen sait plus encore !

Il sait qu’ici, dans ce berceau de nosancêtres, vient de s’écrire une bellepage d’histoire dans les relations entrele Cameroun et la France. Une histoired’amitié, de respect mutuel et desolidarité agissante !

Bulletin N° 27 juillet 2015

Amitié, respect et solidarité !...Martin BELINGA EBOUTOU

Directeur du Cabinet Civil de la Présidence de la République

EE DD II TT OO RR II AA LL

4

Monsieur le Président de la Répu-blique Française,

Mon Epouse et moi-mêmesommes heureux de vous souhaiter labienvenue au Cameroun, plus particu-lièrement dans cet édifice qui symbo-lise l'unité de notre pays et de notrepeuple.

Je vous accueille avec grand plai-sir, au nom de cette relation gravée

dans le temps, et cette amitié solide etvraie, qui unissent la France et leCameroun, le Peuple de France et lePeuple du Cameroun.

Votre visite honore particulière-ment le Peuple Camerounais. Elle té-moigne de la longue et solide amitiéque nos deux pays entretiennent.

Monsieur le Président,

L'histoire et mon expérience desrapports entre les hommes et les Etatsm'ont enseigné qu'entre les amis, cequi compte le plus, ce n'est pas letemps qu'on passe ensemble.

Ce qui compte le plus, c'est, je lepense profondément, le respect qu'onse porte mutuellement, la qualité, laprofondeur, la sincérité et la richessedes liens.

Le Temps des Réalisations

Bulletin N° 27 juillet 2015

Visite d’Etat du Président François HOLLANDE

Toast du Président de la RépubliquePaul BIYA à l’occasion du dîner d’Etat

Yaoundé, le 03 juillet 2015

5Bulletin N° 27 juillet 2015

La relation Cameroun-France estune relation particulière, et mêmesingulière dont les racines plongentdans le temps.

Qu’on s’en souvienne, la Franceétait là avant l’indépendance du Came-roun. C’est du Cameroun, premierterritoire à rallier la France libre, quepartirent les troupes françaisesd’Afrique-Equatoriale pour la recon-quête et la libération de la France.Dans ce combat, les camerounais ontversé leur sang.

Après le protectorat allemand, laFrance a exercé, comme la GrandeBretagne, d'abord un mandat, puis unetutelle sur le Cameroun, pupille de laSociété Des Nations et des NationsUnies. La France a donc vécu nosaspirations à la souveraineté.

Témoin privilégié de notre quête deliberté, elle connaît l’histoire de laconquête de notre indépendance. Elleconnaît le prix fort que les Camerou-nais ont payé. Ce n’est pas à laFrance, qui chemine avec nous depuisnotre indépendance, qu’on apprendrapourquoi l’unité nationale est si chèreaux Camerounais.

Sur sa diversité géographique,ethnique et culturelle le Cameroun aconstruit son unité. C’est cette diversitélà qui fait la richesse et la personnalité,si plurielle, de mon pays. C’est aussicette diversité qui fait la fierté, si carac-téristique, de mes concitoyens.

Monsieur le Président,

Avec l’aide appréciable des paysamis dont la France, nous avons poséles fondations d’un Cameroun libre,démocratique et prospère.

La France nous accompagne dansla construction d’un Etat moderne. Il

est donc tout à fait normal de comptersur notre allié de toujours, aussi biendans notre marche vers l'émergence,que dans notre croisade contre la cor-ruption, le terrorisme et l’insécurité.

Monsieur le Président,

Comment ne pas évoquer les pro-grès significatifs que nous avonsaccomplis dans la promotion de la dé-mocratie, de l’Etat de droit, de laliberté d’expression, de la protectiondes droits de l'homme. Nous avonségalement procédé à la mise en placeprogressive d’institutions crédibles.Mais comme en toute chose, cetapprentissage qui a duré des sièclesdans les vieilles démocraties, ne se faitpas sans anicroche.

Ce qui est incontestable, c’est laculture démocratique qui s’enracineprofondément au Cameroun. Même sinous restons prudents, afin d’éviterd’exposer trop souvent le revers, etpas assez la médaille elle-même.

L’actualité montre bien que nosrelations sont empreintes de franchise,de pragmatisme et de réalisme. Quipourrait se risquer à affirmer que pourautant elles ne sont pas au beau fixe ?

Pour ma part, je saisis cette occa-sion pour me féliciter de l’excellentecoopération que nous entretenons etde la profonde amitié entre nos peu-ples.

Cette amitié nous est précieuse, aumoment où notre planète fait face auterrorisme, au péril migratoire, à laviolence, au réchauffement climatique,et, il faut l’avouer, à une crise écono-mique qui perdure.

L’aspiration des hommes à plusde liberté et à la jouissance des

innovations est légitime. Elle se soldemalheureusement trop souvent par detragiques désillusions. L’action soli-daire des Etats apparaît dès lorscomme la planche de salut. A condi-tion, cette fois, de replacer la dignitéhumaine au centre de tout. Il s'agit làd'un impératif moral catégorique,l’homme ne devant jamais cesserd’être la mesure de toute chose.

Tels sont l’avis et la vision duCameroun.

Monsieur le Président,

A la fin du siècle dernier, mon paysa subi, de plein fouet, les effets d'unegrave crise économique. La sortie decrise, disons-le, ne fut pas facile. Nousportons d’ailleurs encore les stigmatesde l’ajustement structurel et, d’unecertaine manière, le fardeau de la detteaccumulée. L’aide de nos amis et despartenaires multilatéraux est venue fé-conder nos efforts et alléger nos sacri-fices.

Face à la nouvelle donne, leCameroun a tenu à consolider sestraditionnelles relations avec sespartenaires d’antan. Nous avons, dansle même temps, résolument amorcéune diversification de nos partena-riats, l’environnement mondial étantdésormais plus ouvert à la concur-rence.

Monsieur le Président,

Dans le domaine de la sécurité,l’action de la France reste et demeureprimordiale et prépondérante en parti-culier au sein du Conseil de Sécurité.Votre engagement pour la préservationde la paix et la résolution des crises etconflits, notamment en Afrique, estdemeuré constant. Au Mali, on doitbeaucoup à la France l’espoir d’un

Le Temps des Réalisations

6

retour à la normale. Plus près de nous,l’action de votre pays est une contribu-tion fort appréciable et appréciée pourrestaurer l’Etat en RCA, et éradiquerBoko Haram.

Monsieur le Président,

Comme vous le savez, le Came-roun qui est en guerre contre la secteBoko Haram, subit également les nom-breux contre coups de la crise centra-fricaine. Les exactions commisesentraînent sur le plan humanitaire desdéplacements des populations, l'affluxdes réfugiés. Plusieurs ressortissantsfrançais ont été pris en otage dans cecontexte. Heureusement, ils ont tousété libérés, grâce à l’action concertéeet efficace de nos services. Personnen’a intérêt à ce que le chaos qui fait lelit de l’insécurité, du djihadisme et detoutes sortes d’extrémismes, s’installeau cœur de l’Afrique, continentd’opportunités.

Le moment me semble propicepour que la France continue d'user detoute son influence auprès des autresgrandes puissances. Nous sommesd'avis que le Conseil de Sécurité doits'engager résolument pour mettre unterme à cette tragédie.

Le Cameroun salue en vous, unPrésident fort de ses convictions etépris de justice. Sachez que noussommes convaincus, comme vous,qu’il faudra en faire plus pour attaquerles différents maux à leur racine.

Il en est ainsi plus particulièrementde la misère et de la pauvreté,terreaux des flux migratoires incontrô-lés et de tous les extrémismes.

Je me réjouis de l'organisation aumois de décembre prochain à Paris, duSommet sur le réchauffement clima-tique dont nous subissons aussi leseffets en Afrique.

Répondant à votre aimable invita-tion, Je me rendrai donc à Paris.

Monsieur le Président,

Avant de conclure, permettez-moide saluer les membres de la déléga-tion qui accompagne le PrésidentHOLLANDE et leur souhaiter un bonséjour parmi nous. Ce sont desfemmes et des hommes qui, je le sais,œuvrent avec abnégation pour lesuccès de la coopération entre nosdeux pays.

A présent, mon épouse se joint àmoi pour vous inviter à lever vos verresen l’honneur du Président de la Répu-blique Française, Monsieur FrançoisHOLLANDE, et à l’amitié entre laFrance et le Cameroun.

Je vous remercie.

Le Temps des Réalisations

Bulletin N° 27 juillet 2015

Toast by the President of the Republic on the occasion of the State Dinner offered in honour

of President François Hollande Yaounde, 3 July 2015

The President of the French Repu-blic,

My Wife and I are pleased to wel-come you to Cameroon, more espe-cially, to this building which symbolizesthe unity of our country and our people.

I welcome you with great pleasurein the name of the relationship that isetched in time, and the strong and truefriendship existing between France andCameroon, the French people and theCameroonian people.

Your visit is a special honour to theCameroonian people. It bears testi-mony to the long-standing and strongfriendship binding our two countries.

Mr President,

From history and from my expe-rience of relations between men andbetween States, I have learnt that whatmatters most between friends is not thetime spent together.

I strongly believe that what matters

most is the mutual respect friends havefor each other, the quality, depth,sincerity and richness of the ties.

The relationship between Came-roon and France is special, and evensingular and deeply rooted in time.

It must be recalled that France washere before Cameroon’s indepen-dence. It was from Cameroon, the firstterritory to join free France, that Frenchtroops stationed in Equatorial Africa setout to re-conquer and liberate France.

7Bulletin N° 27 juillet 2015

In that struggle, Cameroonians shedtheir blood.

When the German protectorateended, France and Great Britain firstruled Cameroon as a mandated terri-tory under the League of Nations andthen as a trust territory under theUnited Nations. France thereforewitnessed our aspirations for soverei-gnty.

As a key witness to our quest forfreedom, France knows the history ofour struggle for independence and isaware of the high price that Cameroo-nians paid. It is not France, which hasjourneyed with us since our indepen-dence, that will be tutored on whyCameroonians hold their national unityso dear.

Cameroon’s unity has been built onits geographical, ethnic and cultural di-

versity. It is such diversity that gives mycountry its rich and varied character.The distinctive pride of my compatriotsis also due to this diversity.

Mr President,With valuable help from friendly

countries, including France, we havelaid the foundations of a free, democra-tic and prosperous Cameroon.

France supports our efforts to builda modern State. Hence, it is onlynormal for us to count on our ally of alltimes, both in our march towards emer-gence and in our crusade againstcorruption, terrorism and insecurity.

Mr President,

We cannot fail to mention the signi-ficant progress we have achieved inpromoting democracy, the rule of law,freedom of speech, and human rights

protection. We have also been able toprogressively establish credible institu-tions. However, as in all endeavours,the learning process, which took seve-ral centuries in old democracies, hasnot always been without hurdles.

What is indisputable is the demo-cratic culture which is becomingdeeply rooted in Cameroon. However,we remain cautious in order to avoidhighlighting, all too often, the downsidemore than the upside.

Current events clearly show thatour relationship is marked by frank-ness, pragmatism and realism. Whowould dare affirm that, even so, therelationship is not at its best?

For my part, I avail myself of thisopportunity to salute the excellentcooperation and friendship ties existingbetween us and between our peoples.

Le Temps des Réalisations

8

This friendship is invaluable for usat a time when our planet has to dealwith terrorism, the immigration peril,violence, global warming and, it mustbe acknowledged, a lingering econo-mic crisis.

Human aspiration for more free-dom and the enjoyment of innovationis legitimate. Unfortunately, alltoo often, it leads to tragic disillusion-ment. Therefore, the concerted actionof States seems to be the only way out;provided, this time around, human di-gnity takes centre stage in everyactivity. This is absolutely a moralimperative, given that the human per-son must never cease being the ratio-nale behind everything.

Such are Cameroon’s opinion andvision.

Mr President,

At the end of the last century, mycountry was hard hit by a severeeconomic crisis. Frankly, coming out ofthe crisis was no easy task. By the way,we still bear the stigma of structural ad-justment and, somehow, the burden ofaccumulated debt. Support from ourfriends and multilateral partners helpedto boost our own efforts and ease oursacrifices.

In the new dispensation, Came-roon sought to consolidate its traditio-nal relations with its long-standingpartners. At the same time, we haveresolutely embarked on diversifying ourpartnerships, as the global environ-ment is now more open to competition.

Mr President,

In terms of security, France’s actionis and remains paramount and crucialespecially within the United NationsSecurity Council. Your commitment topeace preservation and crisis andconflict resolution, especially in Africa,has remained constant. In Mali, it ismainly thanks to France that there isnow hope for a return to normalcy.Even closer to us, your country is ma-king a very valuable and highly appre-ciated contribution towards restoringStatehood in the Central African Repu-blic and stamping out Boko Haram.

Mr President,

As you know, Cameroon is not onlywaging a war against the Boko Haramsect, but is also affected in many waysby the crisis in the Central AfricanRepublic. In terms of humanitarianneeds, the atrocities committed in thiscountry have led to population displa-cement and an influx of refugees.Several French nationals were takenhostage due to this situation. Fortuna-tely, they have all been released,thanks to the concerted and effectiveaction of our services. It is in no one’sinterest for chaos, which breedsinsecurity, jihadism and various formsof fundamentalism, to take hold of theHeart of Africa, a continent of opportu-nities.

I believe this is the appropriate timefor France to continue its all-outlobbying of other great powers. Webelieve the UN Security Council shouldmake a firm commitment to ending thistragedy.

Cameroon hails you as a Presidentwith firm convictions and a strongsense of justice. Know that, like you,we believe that more needs to be doneto address the root causes of variousscourges.

This applies more specifically tomisery and poverty, breeding groundsfor uncontrolled migration and variousforms of fundamentalism.

I welcome the holding in Paris nextDecember of the summit on globalwarming which is affecting us in Africa.

I therefore accept your kind invita-tion to come to Paris.

Before I conclude, allow me toextend greetings to the members of thedelegation accompanying PresidentHOLLANDE and to wish them a plea-sant stay among us. These are ladiesand gentlemen who, I know, areworking selflessly for successfulcooperation between our two coun-tries.

My wife and I now invite you toraise your glasses in honour of thePresident of the French Republic, Mr.François HOLLANDE and to France-Cameroon friendship.

Thank you.

Le Temps des Réalisations

Bulletin N° 27 juillet 2015

9Bulletin N° 27 juillet 2015

Monsieur le Président,Madame Chantal Biya,Mesdames, Messieurs les Ministres,Parlementaires, Représentants desInstitutions camerounaises, Mesdames, Messieurs les Ambassa-deurs,Mesdames, Messieurs,

Je veux d’abord remercier le Prési-dent Biya pour son accueil. Et j’ai ététrès sensible aux manifestations desympathie que m’a témoigné le peuplecamerounais tout au long du trajetentre l’aéroport et le Palais présiden-tiel. Des centaines de milliers deCamerounais étaient là et exprimaient

leur attachement à la France et à cequ’elle représente.

Nos deux pays, il est vrai, parta-gent des liens que vous avez rappelés,Monsieur le Président : des liens histo-riques, des liens politiques, des lienshumains. Je pense aux Camerounaisqui vivent en France, ils sont plusieursdizaines de milliers, on dit cinquantemille, peut-être davantage mais je nefais pas ici le contrôle. Je pense aussiaux six mille Français qui sont établisau Cameroun et aux nombreux bina-tionaux ; je pense aussi aux huit milleétudiants, je dis bien huit milleétudiants camerounais qui sont dans

les universités françaises et qui entre-tiennent le partenariat entre nosétablissements d’enseignementsupérieur et nos centres de recherche.

Les liens, ils sont aussi écono-miques avec la présence denombreuses entreprises, et moi-mêmeje suis venu avec une délégation quicomporte des entreprises qui sont déjàétablies au Cameroun et d’autres quienvisagent d’y investir.

Ma visite aujourd’hui, elle est cellede la solidarité à l’égard d’un pays, leCameroun, qui est un pays en guerre.En guerre contre le terrorisme, contre

Le Temps des Réalisations

Le toast du Président François Hollande

10

une secte barbare, Boko Haram qui aencore montré ce dont elle était capa-ble à travers des massacres qui ontlieu ces derniers jours au Nigéria.Solidarité à l’égard des forces de sécu-rité camerounaises qui ont vaillammentréagi et qui ont pu faire replier lesactions terroristes au-delà de la fron-tière. Mais nous sommes encore toussous la menace. Vous avez appeléMonsieur le Président, à engager uneplus grande coopération encore entreles pays de la région : le Tchad, leNigéria, le Niger et bien sûr votre pays,et la France est partie prenante decette coopération. Elle l’est parce quenous sommes conscients que notresécurité est en cause quand la vôtreest atteinte. Nous sommes nous aussifrappés par le terrorisme. La semainedernière, un assassinat ignoble a eulieu dans l’Isère, et qui aurait pu êtreaccompagné d’une explosion quiaurait pu faire de nombreux dégâts.Aujourd’hui même, au moment oùj’étais ici au Cameroun, il y avait lacérémonie d’hommage, des obsèquesde ce Français qui a été ainsi marty-risé.

Je voulais par ce rappel, soulignercombien la lutte contre le terrorisme estune lutte à l’échelle du monde toutentier et que nul pays n’est épargné.Mais nous avons décidé ensemble,c’était l’année dernière à Paris, decréer une coordination entre les Etatsles plus concernés dans la région ; et laFrance appuie par sa coopération mili-taire, la formation des soldats came-rounais, les informations que nouspouvons recueillir, les images que nouspouvons capter, la France appuie tousles efforts des pays pour terrasser legroupe Boko Haram.

Je veux également saluer la géné-rosité du peuple camerounais qui

accueille des populations en détressedes pays voisins du Nigéria, maisaussi de Centrafrique. La Francesoutient le Cameroun pour cet effortaccompli face à l’afflux des réfugiés. Etla France apportera son aide humani-taire au Cameroun au regard de ceque ce pays fait pour les autres. Lasolidarité, elle est entre les pays de larégion ; la solidarité, elle est aussi cellede la France à l’égard du Cameroun.

J’évoquais les moyens qui expri-ment cette solidarité. Ces moyens setrouvent dans les conventions quenous avons signées aujourd’hui, etdans le contrat de développement quenous avons bâti et que nous allonsencore améliorer pour la prochainegénération, c'est-à-dire au-delà de2016. Notre coopération, elle est enga-gée dans les secteurs cruciaux : le dé-veloppement rural, la santé, et je suisici porteur d’une belle idée, Monsieurle Président, c’est de faire en sorte quevous puissiez ici au Cameroun avoir,avec l’organisation du système desoins, le SAMU - Xavier Emmanuelliest là- tout ce qui est possible pourapporter à la population camerounaisetout ce dont elle a besoin en terme desanté d’urgence. Nous voulons aussidévelopper notre coopération enmatière d’éducation, de formationprofessionnelle et aussi d’industrie carvous avez besoin aussi d’industrie. Jepense donc à toutes nos forces écono-miques ici rassemblées ; et je rappelleque la France est le premier investis-seur étranger au Cameroun. Plusd’une centaine d’entreprises françaisessont installées ici.

J’évoquais le lien historique, laFrance est un pays de mémoire. Noussavons ce que l’histoire peut révéler deplus glorieux, et vous avez vous-même, Monsieur le Président, rappelé

combien les Africains et les Camerou-nais en particulier avaient pu participerà la libération de la France. Nousétions ensemble pour la commémora-tion du débarquement de Provence enaoût dernier à Toulon, et ça a été uneoccasion pour le Président de la Répu-blique Française d’exprimer sa recon-naissance à l’égard des Africains et àl’égard des Camerounais qui ont luttépour nos libertés. La France n’oubliepas non plus, et si elle l’avait oublié,vous me l’auriez rappelé Monsieur lePrésident, que la colonne Leclerc estpartie de Douala pour ensuite connaî-tre l’aventure exceptionnelle qui fut lasienne. Mais quand on regardel’histoire, il faut regarder toute l’histoire.Et la France n’oublie pas les violencesqui ont été commises au Camerounaprès l’indépendance par ses propresforces contre des éléments indépen-dantistes et nous ne voulons pastourner la page sans l’avoir bien lueauparavant pour exprimer là encore,notre reconnaissance de ce drame.

La France également est un paysqui a des valeurs, des principes. Ellene veut pas les imposer aux autres. Cesont des valeurs universelles. Ce sontles règles de la démocratie, des droitsde l’Homme, l’Etat de droit, la bonnegouvernance, la lutte contre la corrup-tion, parce que nous pensons que cesont ces principes là qui permettentaux pays de se développer et deconnaître ainsi la croissance et laprospérité. C’est sur ces principes làque nous avons aussi établi notre coo-pération et fondé l’amitié entre laFrance et le Cameroun. Elle remonteloin, elle ira loin, et c’est au nom decette amitié que je veux lever monverre, Monsieur le Président, au Came-roun, à la France et à l’amitié entre nosdeux pays.

Le Temps des Réalisations

Bulletin N° 27 juillet 2015

11Bulletin N° 27 juillet 2015

Le Temps des Réalisations

Mesdames et Messieurs les jour-nalistes,

J’aimerais d’abord vous souhaiterla bienvenue. Le peuple camerounaiset moi-même, sommes particulière-ment heureux d’accueillir le Présidentde la République Française,M. François Hollande.

Nous souhaitons placer cettevisite sous le signe de l’amitié. Laprésence parmi nous ce jour du Pré-

sident François Hollande en visited’Etat en porte largement témoi-gnage. Il est donc normal que nousayons eu des échanges empreints decordialité et une convergence devues sur les questions que nousavons abordées.

Mesdames et Messieurs,

La lutte contre Boko Haram afiguré en bonne place dans nosentretiens. Les récents attentatsmeurtriers qui ont frappé le Nigeria et

le Tchad s’inscrivent dans la longueliste des atrocités de ce groupe terro-riste. Celui-ci n’a cessé ces derniersmois de semer la mort et la destruc-tion au Nigeria, au Niger, au Tchad etau Cameroun. La nécessité d’uneconjonction des efforts des paysconcernés et de la communauté in-ternationale pour mettre un terme àcette folie meurtrière n’a jamais étéaussi forte. Face aux attaques decette secte barbare, le Cameroun n’apas fléchi.

Conférence de presse conjointe des PrésidentsBIYA et HOLLANDE au Palais de l’Unité

Déclaration liminaire du Président de la Républiquedu Cameroun, Paul BIYA

12

Je salue ici la bravoure et ledévouement de nos soldats qui ontinfligé à l’ennemi des sérieux reverset ont su préserver l’intégrité de notreterritoire. Je rends hommage à nospopulations qui ont fait montre d’unengagement, d’une cohésion et d’unesolidarité admirables. Je tiens à direà dire ici que nous ne ménageronsaucun effort pour protéger notre terri-toire et nos populations et empêcherces forces obscurantistes d’entravernotre marche vers le progrès.

J’ai exprimé au PrésidentHollande toute notre gratitude pourl’appui que nous a apporté et conti-nue à nous apporter la France danscette lutte. J’en profite pour remercierbien sincèrement les autres pays etorganisations internationales quinous apportent également leur

soutien. Cet appui nous est d’autantplus précieux que nous avons à faireface dans le contexte de cette crise àdes défis multiples. Sécuritaired’abord, et aussi économique ethumanitaire.

Au plan régional, j’ai réitéré auPrésident Hollande l’appréciation duCameroun pour les interventionssalutaires de la France au Mali et enRépublique Centrafricaine. Elles ontpermis d’enrayer la dégradation de lasituation sécuritaire et de favoriser lesconditions d’une reprise du dialogueentre les belligérants.

Nous avons par ailleurs évoquéévidemment la situation politique auCameroun. J’ai eu à cet égard l’occa-sion d’entretenir le PrésidentHollande sur les progrès enregistrés

dans le processus de consolidationde notre démocratie, notamment lapoursuite de la mise en place desinstitutions prévues par la Constitu-tion, l’organisation régulière desélections, la promotion des droits del’Homme et des libertés, etc.

Je lui ai également fait part denotre détermination à poursuivre nosefforts dans les domaines de lagouvernance, la lutte contre lesatteintes à la fortune publique, laréduction des lenteurs dans l’admi-nistration de la justice, l’améliorationdu climat des affaires. Nous avonsréaffirmé notre attachement mutuel àla liberté d’expression. Ce qui estpalpable au Cameroun avec lefoisonnement et la pugnacité despublications. Des efforts vont cepen-dant être faits, y compris par les

Le Temps des Réalisations

Bulletin N° 27 juillet 2015

13Bulletin N° 27 juillet 2015

Mesdames et Messieurs,

Il y avait presque quinze ans qu’unPrésident de la République Françaisen’était pas venu en visite officielle dansvotre pays.

Monsieur le Président, je tenais à yvenir aussi parce qu’il y a des lienshumains qui unissent nos deux pays.Certains de ces liens plongent loindans notre histoire. Ils peuvent êtredouloureux et la France regardetoujours avec lucidité son passé pourmieux préparer l’avenir et c’est ce quenous avons fait.

J’ai eu un long entretien avec lePrésident BIYA et je lui ai rappelé quela France était aux côtés du Camerounface aux menaces qui peuvent laconcerner directement avec le groupeterroriste Boko Haram. J’ai salué ce

qu’avait été l’engagement du Came-roun parce qu’il a fallu faire face à desoffensives belliqueuses avec desterroristes capables de provoquer desmassacres. Et l’armée camerounaisea été courageuse. Elle a pu repousserles assaillants même s’ils sont toujourslà aux frontières et pèsent sur la sécu-rité de l’ensemble de la région.

Il y a encore quelques heures, legroupe Boko Haram a, au Nigeria,commis des atrocités avec 150victimes dans un lieu de culte. Desmusulmans qui ont ainsi été lâchementassassinés pendant le temps de laprière. J’ai également confirmé lacoopération de la France avecl’ensemble des pays de la région pourrenforcer encore nos dispositifs derenseignement, d’information, deformation et de manière à ce que lespays les plus concernés puissent eux-

mêmes faire les interventions qui sontnécessaires.

Nous avons, il y a un an, voulu qu’il yait une coordination plus forte de nosactions. Et je dois dire que le bilan quenous pouvons en faire est encoura-geant. Nous avons une structure departage de renseignements, nousavons une cellule de liaison au niveaumilitaire, l’aviation française réalise trèsrégulièrement des survols des zonesoù Boko Haram sévit. Nous pouvonsainsi fournir aux armées du Cameroun,du Tchad, du Niger, du Nigeria, desimages qui sont attendues. J’aid’ailleurs dit au Président BIYA quenous allons encore amplifier cette coo-pération, notamment pour fournir lesimages, pour former les militaires etégalement pour mieux coordonner nosactions.

Le Temps des Réalisations

Déclaration liminaire du Président de la RépubliqueFrançaise, François HOLLANDE

journalistes eux-mêmes pour en limi-ter les dérives.

Au plan économique, le Came-roun poursuit ses efforts de dévelop-pement avec l’objectif affirmé dedevenir un pays émergent. Je mesuis félicité du soutien dont nousbénéficions de la France à cet égard.Les succès enregistrés dans la miseen œuvre du Contrat de Désendette-ment et de Développement (C2D) etla présence de nombreuses entre-prises françaises au Camerountémoignent à suffisance du dyna-misme, de la solidarité et de la soli-dité de notre partenariat.

Le Président Hollande et moiavons évoqué la question des migra-tions et des drames humains qui lesaccompagnent ces derniers temps. Ils’agit d’un problème complexe et lesréponses à y apporter ne sont pastoujours simples. La communautéinternationale doit certainement conti-nuer à explorer les voies et moyensd’offrir plus de perspectives auxmigrants ou à ceux qui aspirent à ledevenir.

La prochaine Conférence desNations Unies sur les changementsclimatiques que la France s’apprêteà abriter a également été évoquée.

Je me suis félicité du leadership duPrésident Hollande sur ces questionsessentielles. Le Cameroun entendprendre sa part dans ce combat pourla préservation de notre planète.

Voilà, Mesdames et Messieursles journalistes, quelques-unes desconclusions que je tire de noséchanges ce soir. Il va sans dire queje suis à votre disposition pour répon-dre à d’éventuelles questions.

14

J’ai également pris conscience, etje voudrais que la communauté inter-nationale en soit elle-même pleinementinformée, du nombre de réfugiés quisont ici au Cameroun, reçus et accueil-lis. Je remercie la population camerou-naise pour sa générosité et sasolidarité. Ce sont des dizaines demilliers de personnes qui ont fui géné-ralement du Nigeria et qui sont venusau Cameroun. Ce sont aussi desCamerounais qui sont obligés de sedéplacer et qui affluent dans des villespour ne pas se mettre en danger. Il estdonc nécessaire qu’il puisse y avoirune aide de la communauté internatio-nale. Il y a déjà des concours qui sontapportés par l’Union européenne et laFrance y prend sa part. Nous avonsdébloqué les sommes conséquentesau titre du Programme AlimentaireMondial. Je sais ce que fait la Croix-Rouge, le Haut-commissariat aux

réfugiés. Cette aide française serapoursuivie et même amplifiée. Je m’yengage parce que cette question desréfugiés dont nous parlons et parfoisanime le débat européen. Les paysafricains vivent avec ces déplacés etces réfugiés qui aggravent encore lesconditions de développement et quicréent aussi ou peuvent créer des trou-bles. Donc, notre solidarité doit êtretotale.

Nous avons aussi évoqué laCentrafrique, parce que lorsque laFrance, là encore, a décidé d’interveniren Centrafrique, pour prévenir desmassacres, pour empêcher le pire,nous avons été accompagnés d’abordpar les organisations régionales, parles Nations Unies, par l’Europe. Maisrien n’aurait été possible si les paysvoisins, notamment le Cameroun, nenous avaient pas soutenu à la fois

politiquement, mais également militai-rement puisqu’il y a eu des contingentsafricains qui sont venus en Centra-frique. Aujourd’hui la Centrafrique aété sécurisée pour l’essentiel de sonterritoire. Il y a encore des régions quisont affectées par la division et par desgroupes armés. Mais il est maintenantacquis qu’il y aura des élections. Ladate en a été fixée et le processus iraà son terme. Ce qui permet d’ailleurs àl’armée française de réduire saprésence en Centrafrique. Ce quiamène forcément d’autres contingents,notamment des Nations Unies et parti-culièrement des forces africaines à êtreprésentes.

Sur le plan du développement,nous avons travaillé à la conclusiond’un troisième Contrat de Désendette-ment et de Développement (C2D), quiva être encore plus abondé que le

Le Temps des Réalisations

Bulletin N° 27 juillet 2015

15Bulletin N° 27 juillet 2015

Séverin Tchounkeu,

La Nouvelle Expres­

sion/Equinoxe TV :

Monsieur le Président HOLLANDE,les Contrats de Désendettement etde Développement ont laissé appa-raître une très grande propension àaccorder des projets d’exécutionaux entreprises françaises. Le Grou-pement Inter patronal du Camerouns’en est inquiété à plusieursreprises. Peut-on espérer dans lecadre des nouveaux projets, uneinflexion en faveur des entreprisescamerounaises ?

Monsieur le Président, 50 ans aprèsles indépendances, il demeure unconflit latent, historique, sur lapériode d’administration du Came-roun par la France. Le momentn’est-il pas venu d’adresser cettequestion en déclassifiant les docu-ments y relatifs ? Le Camerounpeut-il s’attendre à une démarche devotre part, similaire à celle que vousavez effectuée en Algérie ?

Réponses du

Président HOLLANDE

Nous ne pouvons voir que des avan-tages à ce partenariat. Parce qu’il ne

peut pas y avoir d’implantation longued’entreprises françaises s’il n’y a pasdes alliances qui sont nouées avec lesentreprises camerounaises. Nous nevoulons pas faire à la place des entre-prises camerounaises. Nous voulonsfaire avec les entreprises camerou-naises. Et dans le contrat de dévelop-pement, l’Agence Française deDéveloppement est ici présente. Nousne faisons pas le lien avec les entre-prises nationales. Il se trouve que, je nevais pas m’en plaindre, lorsqu’il y a desappels d’offres, il y a aussi des entre-prises françaises qui sont choisies, c’estpour leur qualité, c’est pour leur compé-tence, c’est pour leur savoir-faire.

précédent et qui va permettre de nour-rir un certain nombre de projets et defaire en sorte que ce que nous avonssigné aujourd’hui puisse se traduire.Nous sommes conscients qu’il ne peuty avoir de développement sanssécurité. Il ne peut pas non plus y avoirde développement sans démocratie. Etdonc nous sommes attentifs à tous lesefforts qui peuvent être faits pour quele pluralisme puisse avoir toute saplace. La commission électorale a étéconstituée, les institutions maintenantsont en place et la lutte contre lacorruption doit être menée partout.Partout, je dis bien, pour que nouspuissions être sûrs que nous allonstoujours vers les choix de développe-ment.

Nous sommes également attentifsà la liberté d’expression et aux droitsde l’Homme. Je sais que sur le plan dela justice, nous avons une coopérationavec la justice camerounaise. Lesjustices française et camerounaise quidoivent être des justices indépen-dantes.

Je remercie le Président BIYA pourl’appui qu’il nous confirme par rapportà l’enjeu de la Conférence sur le climat.Et ça c’est très important. J’étais enAngola, j’étais au Bénin; je salue tousles appuis qui nous sont donnés parles pays africains, aujourd’hui le Came-roun, pays qui est un ensemble quirésume l’Afrique. Ici au Cameroun,vous êtres l’Afrique et vous êtes fina-lement le symbole de l’Afrique : Afriquefrancophone, Afrique anglophone,Afrique avec toutes les religions quisont ici présentes, une Afrique quipermet aussi de vivre en paix ou quidoit permettre de vivre en paix.

C’est pourquoi la question duclimat est importante parce quel’Afrique est le continent qui émet lemoins de CO2, le moins de gaz à effetde serre. En même temps, l’Afrique estsans doute un des continents les plustouchés par le réchauffement clima-tique. Alors, l’Afrique appuie la France.La France est consciente de l’enjeupour l’Afrique de cette conférence quidoit également être un cycle de crois-

sance. Une croissance pour l’Afrique,une croissance pour la France si elleveut bien mettre sa technologie auservice du continent africain.

Je ne viens pas ici pour cherchersimplement des contrats pour lesentreprises. Des entreprises m’ontaccompagné tout au long de ce dépla-cement. Je viens aussi pour que laFrance soit au rendez-vous, toujoursau rendez-vous. La France, elle neveut rien imposer. La France, elle vienten solidarité avec l’Afrique. La Francesait qu’elle est attendue en Afrique, nonpas pour décider à la place desAfricains, mais pour porter lesprincipes d’un développement dontl’Afrique peut être le continent bénéfi-ciaire.

Merci de votre attention et jerépondrai à mon tour aux questions

Le Temps des Réalisations

Le jeu de questions­réponses

16

C’est vrai qu’il y a eu des épisodesextrêmement tourmentés et tragiquesmême puisqu’après l’indépendance,il y a eu une répression en Sanaga-Maritime, au Pays Bamiléké, et noussommes, comme je l’ai fait partout,ouvert pour que les livres d’histoirepuissent être ouverts, les archivesaussi.

Gérard Grizbec,

France2

Ma question s’adresse au Pré-sident du Cameroun. Vous êtesau pouvoir depuis 1982. Ce quifait qu’aujourd’hui vous êtesun des Présidents les plusanciens de la planète. Vousavez été élu plusieurs fois.Vous avez fait plusieurs sep-tennats et effectivement laConstitution camerounaise nelimite pas le nombre de man-dats. Il y aura un prochainmandat dans trois ans. Nousvoudrions savoir dans quelétat d’esprit vous êtes. Est-ceque vous comptez plutôt pas-ser la main et considérerqu’une retraite serait peut-êtrebien méritée ? Dans quel étatd’esprit vous êtes aujourd’hui ?

Réponse du Président

BIYA

Je commencerai par dire que ne durepas au pouvoir qui veut, mais dure quipeut. Je ferai une deuxième observa-tion. C’est que, je ne suis pas à la têtede l’Etat par la force. Je n’ai pas acquisle pouvoir de manière dictatoriale. J’aitoujours été élu par le peuple et en cemoment je suis en train de terminer un

mandat qui m’a été donné par le peu-ple. D’ailleurs, il y avait d’autres candi-dats à cette élection. Je l’ai gagnée.C’est pour dire que les élections prési-dentielles camerounaises de 2018 sontcertaines, mais encore lointaines.Nous avons le temps de réfléchir et lemoment venu, les Camerounais et lesamis français et tout le monde saurontsi je suis candidat ou si je prends maretraite.

Charles Ndongo CRTV

Monsieur le Président HOLLANDE,les Camerounais vous remercientpour votre engagement à nos côtésdans la lutte contre Boko Haram.D’ailleurs, vous venez d’en annon-cer le renforcement. Mais au-delà,Monsieur le Président, est-ce quevotre présence, vos entretiens,votre tête-à-tête avec le PrésidentBIYA vous ont permis d’améliorervotre perception et du Cameroun etdu Président ? Est-ce que vous iriezjusqu’à reprendre à votre compteces mots du Président MITTER-RAND à l’adresse du Président BIYA: « Monsieur le Président, je suis àl’aise avec vous » ?

Réponses du

Président HOLLANDE

Le Président BIYA m’a confirmé lagravité de la situation. Et donc lanécessité d’agir. Prochainement, lePrésident du Nigeria va venir ici auCameroun. C’est très important parcequ’il faut que le Nigeria et le Camerounaient les meilleures relations pour agir.Et je pense que ça correspond à l’étatd’esprit qui avait été le nôtre lorsquenous avions réuni le Sommet de Parispour prendre des décisions impor-tantes face à Boko Haram. La menace

Boko Hararm s’est encore amplifiée. Etje suis prêt à réunir de nouveau,lorsque les Présidents me donnerontune date, cette conférence pour quenous puissions agir encore davantagepar rapport à la lutte contre BokoHaram. Le Président François MITTERRANDétait toujours à l’aise. C’est sa formede caractère, même s’il pouvait parfoisêtre réservé. J’essaye de m’en inspi-rer. Et quand j’ai quelques oublis, il setrouve que parfois des traductrices meconfondent avec François MITTER-RAND. C’est arrivé en Angola. Ici jen’ai pas de risque, sauf si on traduisaiten anglais mes propos.

Pierre Boisselet,

Jeune Afrique

J’ai une question qui s’adresse auxdeux Présidents. Monsieur le Président FrançoisHollande, avez-vous évoqué avecvotre homologue, le sort del’avocate Me Lydienne Yen Eyoum,votre compatriote ? Monsieur PaulBIYA, est-ce que vous envisageriezde faire un geste dans ce dossier ?

Réponse du

Président BIYA

Je tiens d’abord à souligner que lajustice au Cameroun est totalementindépendante. Même s’il arrivait àl’exécutif de vouloir l’influencer,l’exécutif ne réussirait pas. C’est direque j’ai assisté comme tout le monde àla sortie du verdict concernant cettepersonne. Je tiens à dire qu’elle n’étaitpas une activiste politique hostile auGouvernement. Je n’avais doncaucune raison de lui en vouloir.D’ailleurs beaucoup d’opposants icivivent en liberté et débattent librement.Mais il se trouve que nous avons fait

Le Temps des Réalisations

Bulletin N° 27 juillet 2015

17Bulletin N° 27 juillet 2015

de la lutte contre la corruption unepriorité. Et le cas que vous évoquezs’inscrit dans ce cadre. Je vais êtrebref. L’avocate en question avait étéchargée de récupérer une somme de02 milliards de F auprès d’une banquepour la déposer au Trésor. Au lieu dedéposer les 02 milliards de F, elle n’adéposé qu’un milliard de F. Et c’est là-dessus que les services l’ont poursui-vie. La justice a suivi son cours et laCour Suprême a pris une décision. Jeverrai ce que je pourrai faire si tel est lesouhait de l’intéressée. Et si la Consti-tution me donne les moyens de fairequelque chose, c’est de bon cœur queje le ferai le moment venu.

Réponse du

Président HOLLANDE

Dans les relations que nous avons éta-blies avec le Président BIYA, nous par-lons de tout. Donc de tous les sujets.Y compris des questions qui touchentles personnes. C’est ce que nousavons fait. Ensuite, il y a des décisionsqui appartiennent au Président BIYA,aux autorités camerounaises et à lajustice camerounaise… Je voudraisjuste aussi souligner que la famille deMe Eyoum m’a saisi et que j’en fait partau Président.

Mais je voudrais aussi remercier leCameroun pour l’action qui a étémenée face aux enlèvements dontplusieurs de mes compatriotes avaientété hélas victimes. Je pense à lafamille Moulin- Fournier, au pèreVandenbeusch. Pour nous, c’était desmoments particulièrement éprouvantset ça été des conclusions heureusesalors même que ceux qui les avaientenlevés étaient des groupes terroristesparticulièrement dangereux.

Ladies and Gentlemen of the Press,

I would like to first of all welcomeyou. The Cameroonian people and Iare very pleased to receive thePresident of the French Republic, MrFrançois Hollande.

We wish to place this visit underthe banner of friendship to whichPresident François Hollande’spresence today in our midst on a Statevisit bears eloquent testimony. It istherefore normal that we have hadcordial discussions and convergentviews on the issues discussed.

Ladies and Gentlemen,

The fight against Boko Haramfeatured prominently in ourdiscussions. The recent deadly attacksin Nigeria and Chad are part of the longlist of atrocities committed by this

terrorist group which has continued towreak death and destruction in Nigeria,Niger, Chad and Cameroon in recentmonths. The need for the countriesconcerned and the internationalcommunity to pool efforts in order toend this senseless killing has neverbeen stronger. Cameroon hasremained steadfast in the face ofattacks by this barbarous sect.

I commend the bravery andcommitment of our soldiers who haveinflicted heavy defeats on the enemyand preserved our territorial integrity. Ipay tribute to our population fordemonstrating admirable commitment,cohesion and solidarity. I want to statehere that we will spare no effort toprotect our territory and population,and prevent these obscurantist forcesfrom halting our march towardsprogress.

I expressed our heartfelt gratitude toPresident Hollande for the supportFrance has given and continues to giveus in this struggle. I seize thisopportunity to sincerely thank the othercountries and internationalorganizations for their support. Suchsupport is even more precious to us aswe have to address many security,economic and humanitarian challengesagainst the backdrop of this crisis.

At the regional level, I reiterated toPresident Hollande Cameroon’sappreciation for France’s beneficialinterventions in Mali and the CentralAfrican Republic which have helped toprevent the deterioration of the securitysituation and create conditionsconducive to the resumption ofdialogue between the warring factions.

Obviously, we also discussed thepolitical situation in Cameroon. In this

Le Temps des Réalisations

Joint Press Conference by Presidents BIYA and HOLLANDE at Unity Palace

Opening Statement by President Paul BIYA

18

respect, I briefed President Hollandeon the progress made in consolidatingour democracy, especially the ongoingestablishment of the institutionsprovided for by the Constitution, theregular organization of elections, thepromotion of human rights andfreedoms, etc.

I also briefed him on ourdetermination to pursue effortsregarding governance, the fight againstthe embezzlement of public funds, thereduction of delays in theadministration of justice and theimprovement of the business climate.We reaffirmed our mutual commitmentto the freedom of expression which is areality in Cameroon with theproliferation and vitality of newspapers.However, efforts will be made by the

Government, and by journaliststhemselves, to limit excesses.

Economically, Cameroon ispursuing its development efforts withthe stated aim of becoming anemerging country. I lauded the supportwe are receiving from France in thisrespect. The successfulimplementation of the Debt Relief andDevelopment Contract (C2D) and thepresence of many French enterprisesin Cameroon are eloquent proof of thedynamism, solidarity and solidity of ourpartnership.

President Hollande and I examined theissue of migration and its attendanthuman tragedies in recent years. Thisis a complex issue whose solution isnot so simple. The international

community should continue to exploreways and means of providing moreprospects to migrants and aspiringmigrants.

The upcoming United NationsClimate Change Conference which willbe hosted by France was alsodiscussed. I commended PresidentHollande’s leadership on these keyissues. Cameroon will participate inthis struggle to preserve our planet.

Ladies and gentlemen of thepress,

those are some of my conclusionsfrom our discussions this evening. Itgoes without saying that I am at yourdisposal to answer any questions.

Ladies and Gentlemen,

It is almost fifteen years since aPresident of the French Republicpaid an official visit to your country.

Mr President, I wanted to comehere also because there are humanties binding our two countries. Someof these ties stretch back many yearsinto our history. They may be painful,but France always faces up to itspast with lucidity to better prepare forthe future, and that is what we havedone.

I had a long discussion withPresident Biya and reminded himthat France stood by Cameroon inthe face of threats from the BokoHaram terrorist group. I commendedCameroon’s commitment because

you had to deal with brutal attacks byterrorists capable of causingbloodbaths. The Cameroonian armyhas shown courage. It was able tobeat off the attackers although theyare still at the borders and pose athreat to the security of the entireregion.

Just a few hours ago, the BokoHaram group committed atrocities,killing 150 people in a place ofworship in Nigeria. Muslims werecowardly slaughtered during prayertime. I also confirmed France'scooperation with all countries in theregion to further strengthen ourintelligence, information, and trainingsystems so that the most affectedcountries can carry out necessaryoperations by themselves.

A year ago, we called for greatercoordination of our actions and I mustsay that the results are encouraging.We have an intelligence-sharingstructure and a military liaison unit ;the French Air Force regularly carriesout over-flights in areas where BokoHaram is wreaking havoc. We cantherefore provide the armies ofCameroon, Chad, Niger, and Nigeriawith expected images. I also toldPresident Biya that we will furtherstrengthen this cooperation, notablyto supply images, train militarypersonnel and better coordinate ouractions.

I have also taken cognizance,and would like the internationalcommunity itself to be fully informed,of the number of refugees that havebeen accepted and provided shelter

Bulletin N° 27 juillet 2015

Le Temps des Réalisations

Opening Statement by President François HOLLANDE

19Bulletin N° 27 juillet 2015

here in Cameroon. I thank theCameroonian population for itsgenerosity and solidarity. Theserefugees are tens of thousands ofpeople who have generally fledNigeria to Cameroon. They are alsoCameroonians who are forced toleave their homes and flock to townsto avoid danger. This calls forinternational community assistance.The European Union is alreadyproviding support with theparticipation of France. We havereleased huge sums under the WorldFood Programme. I am aware ofwhat the Red Cross and the HighCommissioner for Refugees aredoing. I will ensure that Francecontinues to provide and evenincrease its assistance because theissue of refugees we are talkingabout is sometimes at the centre ofdebate in Europe. African countriesgrapple with these displaced personsand refugees, which worsensdevelopment conditions and createsor can create unrest. So, oursolidarity must be total.

We also talked about the CentralAfrican Republic because whenFrance once more decided tointervene in the Central AfricanRepublic to prevent mass killings,and prevent the worst fromhappening, we were initially assistedby regional organizations, the UnitedNations Organization and theEuropean Union. But nothing wouldhave been possible if neighbouringcountries, especially Cameroon, hadnot supported us politically andmilitarily since African troops weredeployed in the Central AfricanRepublic. Today, most of the territoryof the Central African Republic hasbeen secured. Some regions are still

affected by division and the activitiesof armed groups. However, it is nowcertain that elections will beorganized. The date has been setand the process will be completed.Moreover, this enables the Frencharmy to reduce its presence in theCentral African Republic, therebynaturally allowing the presence ofother contingents, including theUnited Nations and particularlyAfrican forces.

In terms of development, wehave worked towards concluding athird Debt Relief and DevelopmentContract (C2D) which will be evenmore substantial than the previousone and which will finance a numberof projects and ensure theconcretization of what we havesigned today. We are aware thatthere can be no development withoutsecurity or development withoutdemocracy. We are, therefore,attentive to all efforts that can bemade for pluralism to take its rightfulplace. The electoral commission hasbeen established, institutions havebeen set up and the fight againstcorruption must be carried outeverywhere. I mean everywhere, sowe can be sure that we will achieveour development options.

We are equally attentive to thefreedom of expression and humanrights. I am aware that regardingjustice, we cooperate with theCameroonian justice system. TheFrench and Cameroonian justicesystems must be independent.

I thank President Biya for thesupport he has assured us regardingthe challenge of the Conference onClimate Change. That is very

important. I was in Angola and inBenin. I welcome all the supportgiven to us by African countries and,today, Cameroon which is Africa inminiature. Here in Cameroon, youare Africa and you are the symbol ofAfrica: French-speaking Africa,English-speaking Africa, Africa withall its religions represented here, anAfrican continent that enables orshould enable people to live inpeace.

That is why the climate issue isimportant- as Africa has the lowestCO2 and greenhouse gas emissionlevels. Likewise, Africa isundoubtedly one of the continentsthat are most affected by globalwarming. Africa therefore supportsFrance. France is aware of Africa’sstakes in this conference whichshould also be a growth cycle.Growth for Africa and for France,provided France is willing to put itstechnology at the service of Africa.

I have not come here just tosecure contracts for enterprises.Managers of enterprises haveaccompanied me throughout my trip.I have come to also ensure France’scontinued presence. France is notimposing anything. Franceexpresses solidarity with Africa.France is aware that it is expected inAfrica not to decide for Africans, butto bring development principleswhich can be beneficial to the Africancontinent.

Thank you for your attention. I willalso field questions.

Le Temps des Réalisations

20

Severin Tchounkeu,

La Nouvelle

Expression/Equinoxe

TV:

President HOLLANDE, Debt Reliefand Development Contracts haverevealed a very high propensity toaward projects to French enter-prises. The Cameroon EmployersUnion expressed concern on seve-ral occasions. Can we expect, undernew projects, a shift in favour ofCameroonian enterprises?Mr President, 50 years after inde-pendence, there is still a latent andhistoric conflict on the period ofFrench administration in Cameroon.Is it not time to address this issueby declassifying related docu-ments? Can Cameroon look forwardto an approach similar to the oneyou implemented in Algeria?

Response by

President HOLLANDE

This partnership can only be beneficialbecause there can be no lastingestablishment of French enterprises inCameroon without alliances withCameroonian enterprises. We do notintend to replace Cameroonianenterprises. We want to work withCameroonian enterprises. The FrenchDevelopment Agency is here for theDevelopment Contract. We do notestablish any link with nationalenterprises. It happens, and I am notcomplaining, that when calls fortenders are launched, Frenchenterprises also participate and areselected on the basis of their quality,competence and know-how.

It is true that there had been extremelyturbulent and even tragic momentsgiven that after independence therewas repression in the Sanaga-Maritimeand in the Bamileke region, and weare, as I have done everywhere,receptive to the opening of historybooks as well as archives.

Gérard Grizbec,

France2

My question is addressed to thePresident of Cameroon. You havebeen in power since 1982. Today,you are one of the longest-servingPresidents in the world. You havebeen elected several times. Youhave served many seven-year termsand, of course, Cameroon’sConstitution does not limit thenumber of terms of office. There willbe another term in three years. Wewish to know your state of mind. Doyou intend to hand over the relaybaton and, maybe, consider a well-deserved retirement? What is yourstate of mind today?

Response by

President BIYA

I will start by saying that only those whocan, and not those who wish, stay inpower. My second observation is that Iam not at the helm of power by force. Idid not come to power throughdictatorship. I have always beenelected by the people and I amcurrently serving a term of officegranted me by the people. Besides,there were other candidates in thiselection which I won. Although the2018 Presidential elections in

Cameroon will take place for sure, theyare still far away. We have time to thinkabout that and when the time comes,Cameroonians, our French friends andeverybody will know if I will run orretire.

Charles Ndongo, CRTV

President HOLLANDE, Cameroo-nians thank you for your commit-ment on our side in the fight againstBoko Haram. Moreover, you havejust announced reinforcement. Butbeyond this, Mr President, haveyour presence, discussions andtête-à-tête with President BIYAhelped to improve your perceptionof Cameroon and its President?Would you go to the extent of repea-ting these words by PresidentMITTERAND to President BIYA: "MrPresident, I am at ease with you"?

Response by President HOLLANDEPresident BIYA confirmed theseriousness of the situation to me and,hence, the need to act. The Presidentof Nigerian will visit Cameroon soon.This is very important becauseCameroon and Nigeria need to havethe best ties to act. And I think this iswhat we had in mind when weconvened the Paris Summit to takeserious decisions regarding BokoHaram. The threat posed by BokoHaram has increased. I am ready toconvene another summit, on a dateproposed by the Presidents, so that wecan take further action against BokoHaram. President François MITTERRAND wasalways at ease. That was his character,even though he could be reservedsometimes. I try to draw inspiration

Bulletin N° 27 juillet 2015

Le Temps des Réalisations

Questions to and answers from the two Heads of State

21Bulletin N° 27 juillet 2015

from him and when I forget, translatorssometimes mistake me for FrançoisMITTERRAND. It happened in Angola.I do not run any such risk here, exceptif my statements are translated intoEnglish.

Pierre Boisselet, Jeune

Afrique

I have a question for bothPresidents.President François HOLLANDE,have you and your counterpartdiscussed the fate of BarristerLydienne EYOUM, your compatriot?Mr Paul BIYA, do you envisagedoing something about this file?

Response by President

BIYA

I wish to underscore that Cameroon’sjudiciary is totally independent. Anyattempt by the executive to influence it

would not succeed. That means that Ilearned of the verdict against thisperson, just like everyone. I want tostate that she was not a political activistwho was hostile to the Government. I,therefore, did not have any reason tobear a grudge against her. Besides,many members of the opposition inCameroon live and express theiropinions freely. We happen, however,to have made the fight againstcorruption our priority. And the casewhich you have just mentioned falls inline with this priority. In a nutshell, theLawyer in question was mandated torecover CFAF two billion from a bankand deposit it in the Treasury. Shedeposited CFAF one billion instead oftwo. That is why she was prosecuted.Justice followed its normal course andthe Supreme Court took a decision. Iwill see what I can do if that is the wishof the concerned. And if theConstitution allows me to dosomething, I will gladly do it when thetime comes.

Response by

President HOLLANDE

In our relations with President BIYA, wetalk about everything. Therefore, wediscuss every subject, including issuesconcerning persons. That is what wedid. There are decisions that lie solelywith President BIYA, the Cameroonianauthorities and the Cameroon justicesystem. I wish to underscore thatBarrister Eyoum’s family contacted meon this issue and I have informed thePresident accordingly. I also wish to thank Cameroon for theaction taken following the unfortunatekidnapping of many of my compatriots.I am referring to the Moulin-Fournierfamily and Father Vandenbeusch. Tous, such were particularly tryingmoments with a happy ending giventhat their kidnappers were verydangerous terrorist groups.

Le Temps des Réalisations

22

Le Temps des Réalisations

Bulletin N° 27 juillet 2015

Le film de la visite

Le Président de la République Française, François Hollande foule pour la première fois le sol du Cameroun.Aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, 03 juillet 2015.

Soyez le bienvenu au Cameroun Monsieur le Président.

23Bulletin N° 27 juillet 2015

Le Temps des Réalisations

Le Président de la République du Cameroun, Mme Chantal BIYA et le peuple camerounais souhaitent la bienvenue au Président de la République Française.

La revue des troupes par les deux Chefs d’Etat.

24

Le Temps des Réalisations

Bulletin N° 27 juillet 2015

The two leaders follow the execution of their national anthems.

President François Hollande had red carpet reception and several other marks of deep rooted friendship.

25Bulletin N° 27 juillet 2015

Le Temps des Réalisations

A l’entrée du Palais de l’Unité comme le long de l’itinéraire de 30 km, des dizaines de milliers de Camerounaisont acclamé le Président de la République Française.

Even traditional ‘jujus’ took part in the hectic welcome reserved for President François Hollande.

26

Le Temps des Réalisations

Bulletin N° 27 juillet 2015

Handshake at Unity Palace to seal the bond of Cameroon - France friendship.

Dignité et convivialité entre les deux Chefs d’Etat avant leur entretien au sommet au Palais de l’Unité.

27Bulletin N° 27 juillet 2015

Le Temps des Réalisations

Après le tête-à-tête, la Première Dame du Cameroun, Mme Chantal BIYA, est venue souhaiter la bienvenue au Président François Hollande.

The French President appreciates gift of Cameroonian sculpture from President Paul BIYA.

28

Le Temps des Réalisations

Bulletin N° 27 juillet 2015

Le Chef de l’Etat offrant la médaille des Cinquantenaires de l’Indépendance et de la Réunification du Cameroun au Président au Hollande.

President François Hollande also brought along parcels for President Paul BIYA.

29Bulletin N° 27 juillet 2015

Le Temps des Réalisations

Cooperation agreements were signed between the two parties to the tune of over 76 billion FCFA.

Une solidarité concrète et agissante.

30

Le Temps des Réalisations

Bulletin N° 27 juillet 2015

Le Président BIYA lors de la conférence de presse : « « Ne dure pas au pouvoir qui veut, mais dure qui peut. »

Satisfaction et respect mutuel entre les deux Chefs d’Etat à l’issue de la conférence de presse.

31Bulletin N° 27 juillet 2015

Le Temps des Réalisations

An aspect of President Paul BIYA responding to questions from the press.

Economic operators of the two countries also concert on ways and means to intensify cooperation ties.

Bulletin N° 27 juillet 2015

Le Temps des Réalisations

32

La visite du Président Hollande a aussi révélé le caractère apaisé de la démocratie camerounaise. Ni John Fru Ndi, Chairman du SDF (bras croisés) lors du dîner d’Etat au Palais de l’Unité.

Several Members of Government attended the State diner in honour of President François Hollande.

Le Temps des Réalisations

33Bulletin N° 27 juillet 2015

Parfaite complicité entre Paul BIYA et François HOLLANDE.

La touche de la Première Dame du Cameroun.

34 Bulletin N° 27 juillet 2015

Le Temps des Réalisations

Une visite au succès éclatant. Ultime concertation entre les deux Chefs d’Etat à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen au petit matin du samedi, 04 juillet 2015 avant le décollage de l’avion présidentiel français en direction de Paris.

President Francois Hollande admires souvenir photo album presented to him before his departure by the Head of State.

35Bulletin N° 27 juillet 2015

L’autre actualité

Les adieux du Chef de l’Etat à l’Ambassadeur d’Espagne

Le Président de la République,Paul BIYA, a accordé uneaudience d’adieu le 9 juillet

dernier à S.E. Marcelino CabanasEnsorena, Ambassadeur duRoyaume d’Espagne au Cameroun,arrivé en fin de séjour. Pendant prèsd’une heure, le Chef de l’Etat et lediplomate espagnol ont passé enrevue la coopération bilatérale entreYaoundé et Madrid et la situationinternationale.

Face à la presse, MarcelinoCabanas Ensorena a fait le bilan deses trois années de séjour auCameroun. Il a notamment déclaréqu’au cours de cette période, lacoopération bilatérale, vieille de plusde cinquante ans, a franchi denouveaux paliers dans diversdomaines. « On se connait bien, onest des amis, on a les mêmespréoccupations, les mêmes priori-tés, du point de vue politique, lasécurité du Golfe de Guinée, la lutte

contre le terrorisme …On veut unCameroun stable, nous constatonsque le Cameroun est un exemple destabilité dans la région », a déclaréle diplomate espagnol.

Evoquant la situation internatio-nale, l’Ambassadeur d’Espagne anoté une parfaite maîtrise de celle-ci par le dirigeant camerounais et savision pragmatique sur des sujetscruciaux.

Le Temps des Réalisations

36 Bulletin N° 27 juillet 2015

Le Temps des Réalisations

American support for the fight againstBoko Haram to be intensified

The Head of State His ExcellencyPaul BIYA and Brigadier GeneralDonald Bolduc have discussed

the ongoing war against Boko Haramduring an audience granted the Ameri-can military officer at Unity Palace on20 July 2015. Brigadier GeneralDonald Bolduc, Commander of theUnited States Special OperationsCommand in Africa and the UnitedStates Ambassador to CameroonMichael Stephen Hoza held discus-sions for over one hour with PresidentPaul BIYA.

The visiting American militaryofficer revealed to the press that co-operation ties between the UnitedStates of America and Cameroon andthe fight against the Boko Haramterrorist group were amongst theissues discussed with the Head ofState. He praise the leadership rolethat Cameroon has been playing in the

fight against Boko Haram and pledgedcontinued American support in sophis-ticated equipment and training forCameroonian soldiers so that they canuse the equipment for the betterprotection of the population.

Brigadier General Donald Bolducassured that they are doing everythingto meet the challenges of the newtactics of Boko Haram which is nowusing women as suicide bombers,which a calls “a very dangerous acti-vity”. The American and Cameroonianarmies have come up with new tactics,procedures and actions which willcounter the atrocities of the terrorists,the Brigadier General continued, whileindicating that several other measureswere being put in place.

It should be recalled that GeneralDavid Rodriguez, Commander of US

Africom, who was received in audienceby President Paul BIYA on 10 Decem-ber 2014, made clear the intension ofthe United States government to standby Cameroon in the fight against BokoHaram. American soldiers have sincethen been present in Cameroon andgiving military training to Camerooniansoldiers so as to update their skills intackling such insurgencies.

The United States of America havelisted Boko Haram as an internationalterrorist group and have also offeredthe sum of 7 million US Dollars toanyone who will provide informationthat will lead to the capture of thegroup’s leader, Aboubakar Shekau.America is highly pleased with the totalmobilisation of all Cameroonians in thefight against Boko Haram and theunanimous condemnation of this terro-rist group by Muslim religious leaders.

37Bulletin N° 27 juillet 2015

La Première Dame duCameroun a pris part, le11 juillet 2015 au Palais

des Congrès de Yaoundé, à lasoirée marquant l’élection de« Miss Cameroun 2015 ». Unecérémonie glamour au cours delaquelle, Mme Chantal BIYA,Ambassadrice de BonneVolonté de l’UNESCO pourl’éducation et l’inclusion sociale,a encouragé les 24 candidateslors de leur passage sur lepodium. Une occasion égale-ment pour l’épouse du Chef del’Etat de réaffirmé son engage-ment pour la culture et lajeunesse camerounaise.

C’est donc avec une viveémotion que la lauréate de ceconcours, Jessica Lidie NgouaNseme, originaire de la régiondu Littoral, a reçu sa couronneet son écharpe de« Miss Cameroun 2015 » desmains de la Première Dame duCameroun. Un honneur et unprivilège pour cette jeune fille de24 ans.

Evidemment pour MmeChantal BIYA, les 23 autresparticipantes à ce concours debeauté n’ont pas démérité. Ellesont eu droit à ses encourage-ments.

Chantal BIYA encourage les reines de labeauté camerounaise

Le Temps des Réalisations

38

Comme il est de tradition,Madame Chantal BIYA,marraine du complexe sco-

laire « Les Coccinelles du Palais del’Unité » a présidé le 30 juin 2015,la cérémonie de départ envacances des élèves de cet établis-sement scolaire. C’était enprésence de nombreuses person-nalités parmi lesquelles le Ministrede l’Education de Base, MmeYOUSSOUF née ADJIDJA ALIM,

le Ministre de la Jeunesse et del’Education Civique Ismaël BIDOUNG MKPATT et des parentsd’élèves.

Cette cérémonie a été marquéepar deux temps forts: la phasefestive et la proclamation des résul-tats suivie de la remise des prix auxélèves méritants.

Les élèves ont offert à leurs invi-tés un spectacle riche et diversifié.

Chants, récits, danses, etc. ont étébien exécutés sous les applaudis-sements de la Première Dame etdes autres convives.

La phase récréative a fait placeà la proclamation solennelle desrésultats suivie de la remise desrésultats, le complexe scolaire« Les Coccinelles » a enregistré unbilan élogieux au cours de l’année2014 -2015.

Bulletin N° 27 juillet 2015

Le Temps des Réalisations

Départ en vacances aux Coccinelles du Palais de l’Unité

39Bulletin N° 27 juillet 2015

Pôle de la gouvernance

Loi N°2015/012 du 16 juillet 2015fixant le régime des jeux de divertisse-ment, d’argent et de hasard.Loi N°2015/013 du 16 juillet 2015 por-tant création et fixant le régime indem-nitaire du Fonds de garantieautomobile.Loi N°2015/008 du 16 juillet 2015 au-torisant le Président de la République àratifier le Protocole additionnel àl’accord entre la République du Came-roun et l’Agence Internationale del’Energie Atomique relatif à l’applicationde garanties dans le cadre du Traité surla non-prolifération des armes nu-cléaires, signé à Vienne le 16 décem-bre 2004.Loi N°2015/009 du 15 juillet 2015 au-torisant le Président de la République àratifier l’amendement à la Conventionsur la protection physique des matièresnucléaires, adopté le 08 juillet 2005.Loi N°2015/010 du 16 juillet 2015 mo-difiant et complétant certaines disposi-tions de la loi N°2010/001 du 12 avril2010 portant promotion des petites etmoyennes entreprises au Cameroun.Loi N°2015/011 du 16 juillet 2015 por-tant ratification de l’ordonnanceN°2015/002 du 02 juin 2015 modifiantet complétant certaines dispositions dela Loi N°2002/003 du 19 avril 2002 por-tant code général des impôts.Décret N°2015/322 du 21 juillet 2015portant renouvellement du mandat decertains membres du Conseil Electorald’ « Elections Cameroon » (ELECAM). Décret N°2015/323 du 21 juillet 2015portant nomination du Directeur Géné-ral des Elections à « Elections Came-roon » (ELECAM). M. Abdoulaye

Babale nommé pour un mandat de cinq(05) ans éventuellement renouvelable.Décret N°2015/270 du 15 juin 2015portant organisation interne de la Bri-gade d’intervention rapide (BIR).Décret N°2015/271 du 15 juin 2015portant création et organisation desCentres d’entraînement et d’aguerrisse-ment de l’armée de terre. Décret N°2015/275 du 19 juin 2015portant classement au domaine publicartificiel des terrains nécessaires auxtravaux de création de la décharge mu-nicipale de Bafoussam, départementde la Mifi, région de l’Ouest.Décret N°2015/276 du 15 juin 2015portant classement au domaine publicartificiel des terrains des réseauxMT/BT dans les localités de Mentoh-Kotsa, Mentsah, Tsoutshang, Litieudans le département de la Menoua,région de l’ouest ;Décree N°2015/277 of 15 June 2015to classify as Artificial Public Property ofState, Land necessary for the construc-tion of the Kumba-Mamfe Road inManyu Division.Décret N°2015/278 du 15 juin 2015autorisant une cession d’intérêt dans lecontrat de concession « Ntem ».Décret N°2015/276 du 19 juin 2015portant classement au domaine publicartificiel des terrains d’une superficiede 50 ha 02 a 90 ca nécessaire auxtravaux de construction des réseauxMT/BT aux lieux dits « Tankiy(Mbockenghas, Nguinkei, Elack-Ichiem, Kuflu, Kifen, Jakiri, Kwanso etKumbo Mbulu), département du Bui,région du Nord-Ouest. Décret N°2015/289 du 27 juin 2015portant promotion en additif au gradesupérieur d’un personnel Officier d’ac-

tive des forces de défense au titre du1er semestre de l’année budgétaire2015 à titre de régularisation. Décret N°2015/300 du 09 juillet 2015portant classement au domaine publicartificiel du tronçon additif aux travauxd’aménagement de la s terrains néces-saires aux travaux d’aménagement dela voie d’accès aux services de basesituée entre Waterside et City ChemistRound About, bamenda, départementde la Mézam, région du Nord-Ouest.Décret N°2015/301 du 10 juillet 2015portant classement au domaine publicartificiel et affectation au MINEPAT desterrains nécessaires aux travaux deconstruction du Cluster Bois au lieu ditNkolbisson, arrondissement deYaoundé 7ème, département duMfoundi, région du Centre.Arrêté N°0276/CAB/PR du 11 juin2015 portant révocation d’office de Mon-sieur Ndoumbe III Etonde David (Mle596 624-l), gardien de la paix principal.Arrêté N°0277/CAB/PR du 11 juin2015 portant révocation de MonsieurKouadjo Tchoufack Rodrigue Anderson(Mle 596 640-S), gardien de la paix prin-cipal.Arrêté N°0278/CAB/PR du 11 juin2015 portant révocation de MonsieurMba Monengoe gaston (Mle 597 270-K), gardien de la paix de 2ème grade. Arrêté N°0279/CAB/PR du 11 juin2015 portant révocation d’office de Mon-sieur Bidjo Armand Moïse (Mle 595 978-R), gardien de la paix principal.Arrêté N°0326/CAB/PR du 06 juillet2015 portant révocation de MonsieurEla Charly (Mle 700 990-O), gardien dela paix principal.Arrêté N°0327/CAB/PR du 06 juillet2015 portant révocation de Monsieur

Les actes dans les principaux pôles de lapolitique des Grandes Réalisations

Le Président de la République a, du 11 juin (date du dernier décompte) au 21 juillet 2015, promulgué 06 lois et signé 48 dé-crets et 91 arrêtés. Les principaux textes se répartissent ainsi qu’il suit certains pôles de la politique des Grandes Réalisations.

Le Temps des Réalisations

Bulletin N° 27 juillet 2015All these instruments and decrees are available on our website: www.prc.cm Civil Cabinet – Presidency of the Republic of Cameroon

Le temps des RéalisationsUne publication du Cabinet Civil de la Présidence de la République

Directeur de publication : Martin BELINGA EBOUTOU, Directeur du Cabinet CivilCoordonnateur : Joseph LE, Directeur Adjoint du Cabinet Civil, Chef de la Cellule de CommunicationConseiller à la rédaction : Oswald BABOKE, Conseiller Technique

Rédacteurs en Chef : Nicolas AMAYENA, Attaché BANSI Victor SUYHANG, Attaché

Contribution : Churchill EWUMBUE MONONO, Conseiller Technique; Salomon EHETH, Chargé de Mission; Jean Lucien EWANGUE, Attaché

Secrétariat Général de la Présidence de la République : Florent Guy ELA FOE, Attaché (Service du fichier législatif et réglementaire)Images: Elie NYAT SAF, Victor YENE, ANDJONGO SEME, SALIFOU CHIGHET Appui : Jeanne d’Arc OTAM, Médard NKODO NSOULOU, Joseph Bienvenu AMOUGOU MEYONGInfographie : Clarisse TCHIENOU

Mohamadou Arabo (Mle 582 629-G),gardien de la paix principal.Arrêté N°0328/CAB/PR du 06 juillet2015 portant révocation de MonsieurBomba Amougui Jean Bertrand (Mle596 460-S), gardien de la paix de2ème grade.Arrêté N°0329/CAB/PR du 06 juillet2015 portant révocation de MonsieurEnama Hervé Stéphane (Mle 701 718-S), gardien de la paix de 1er grade.Arrêté N°0330/CAB/PR du 06 juillet2015 portant révocation de MonsieurMballa Kede Joël Hervé (Mle 587 406-P), Inspecteur de police de 2èmegrade.Arrêté N°0338/CAB/PR du 10 juillet2015 portant rappel d’un personnelOfficier en service à la Mission militaireprès le Haut Commissariat du Came-roun au Royaume Uni de Grande-Bre-tagne et d’Irlande du Nord.

Pôle agricole et environ­nemental

Décret N°2015/292 du 29 juin 2015instituant un Recensement général del’agriculture et de l’élevage au Came-roun.

Pôle industriel de produc­tion et de transformation

Décret N°2015/309 du 16 juillet 2015portant ratification de l’accord de prêtd’un montant de 12 millions de dollarsUS, soit environ 6 milliards de FCFA,

conclu le 27 mai 2015 entre la Répu-blique du Cameroun et la BanqueArabe pour le Développement Econo-mique en Afrique(BADEA), pour lefinancement partiel du projet deconstruction de la route Olama-Kribi(section 1, Bingambo-Grandzambi).Décret N°2015/314 du 20 juillet 2015habilitant le Ministère des Finances àprocéder, au titre de l’exercice 2015, àune émission de titres publics endollars US, sur le marché international,d’un montant maximum de 750milliards de francs CFA pour le finance-ment des projets de développement. Décret N°2015/315 du 20 juillet 2015portant ratification de l’Accord de prêtd’un montant de 115 455 000 euros,soit environ 75 623 000 000 F CFA,conclu le 28 mars 2015 entre la Répu-blique du Cameroun et la Banque Afri-caine de Développement (BAD), pourle financement partiel du programmed’appui au secteur des transportsphase 1 : projet d’aménagement de laroute Batchenga-Ntui-Yoko-Lena,longue de 248,6kms.Décret N°2015/316 du 20 juillet 2015portant ratification de l’Accord de prêtd’un montant de 12 456 000 Unités deCompte, soit environ 9 342 000 000 FCFA, conclu le 28 mars 2015 entre laRépublique du Cameroun et le FondsAfricain de Développement (FAD), pourle financement partiel du programmed’appui au secteur des transports

phase 1 : projet d’aménagement de laroute Batchenga-Ntui-Yoko-Lena,longue de 248,6kms.Décret N°2015/317 du 20 juillet 2015portant ratification de l’Accord de prêtd’un montant de 40 000 000 000 FCFA,soit environ 75 623 000 000 F CFA,conclu le 28 mars 2015 entre la Répu-blique du Cameroun et la Banque deDéveloppement des Etats de l’AfriqueCentrale (BDEAC), pour le financementpartiel du programme d’appui ausecteur des transports phase 1 : projetd’aménagement de la route Batchenga-Ntui-Yoko-Lena, longue de 248,6kms.Décret N°2015/318 du 20 juillet 2015portant ratification de l’Accord de prêtd’un montant de 6,264 milliards deyens japonais, soit environ 26 milliardsde FCFA, conclu le 28 mars 2015 entrela République du Cameroun et la JapanInternational Coorperation Agency(JICA), pour le financement partiel duprogramme d’appui au secteur destransports phase 1 : projet d’aménage-ment de la route Batchenga-Ntui-Yoko-Lena, longue de 248,6kms.Décret N°2015/281 du 15 juin 2015habilitant le Ministre de l’Economie, dela Planification et de l’Aménagement duterritoire à signer avec l’Agence Fran-çaise de Développement (AFD) uneconvention de crédit d’un montant de65 millions d’euros, soit 42,64 milliardsde FCFA pour le financement partiel duprogramme « capitales régionales ».


Recommended