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UN SUPPLÉMENT SUR RANCH DE DOLLY Mensuel d’Informations … · 2015. 6. 10. · Cyan Magenta...

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Cyan Magenta Jaune Noir Cyan Magenta Jaune Noir Mensuel d’Informations sur l’Elevage, l’Agriculture, la Pêche et l’Environnement - Issn 0850-5128 - N°70 - AVRIL 2014 UN SUPPLÉMENT SUR LES TEMPS FORTS DE LA VISITE DU PRÉSIDENT MACKY SALL AU RANCH DE DOLLY P10 PRoCHAiN NuMERo CAMPAGNE AGRICOLE 2014 LES MESuRES ANNoNCéES PAR LE gouvERNEMENt LE COLONEL CHEIKH DAOUDA DIALLO, COORDONNATEUR NATIONAL DU PROGRAMME D’APPUI AU DÉVELOPPEMENT ECONOMIQUE DE LA CASAMANCE (PADEC) «NouS AvoNS fiNANCé 129 PRojEtS PRoduCtifS» ELEVAGE LA PéRiPNEuMoNiE CoNtAgiEuSE BoviNE (PPCB) REviENt : uNE vACCiNAtioN d’uRgENCE S’iMPoSE À MAtAM PÊCHE - ENVIRONEMENT 16e Session Extraordinaire de la Conférence des Ministres de la CSRP } Atelier National de Lancement du Cadre Mondial des Services Climatologiques(CMSC)
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    Mensuel d’Informations sur l’Elevage, l’Agriculture, la Pêche et l’Environnement - Issn 0850-5128 - N°70 - AVRIL 2014

    UN SUPPLÉMENT SURLES TEMPS FORTS DE

    LA VISITE DU PRÉSIDENTMACKY SALL AU

    RANCH DE DOLLY

    P10

    PRoCHAiN NuMERo

    CAMPAGNE AGRICOLE 2014

    LES MESuRES ANNoNCéESPAR LE gouvERNEMENt

    LE COLONEL CHEIKH DAOUDA DIALLO, COORDONNATEUR NATIONAL DU PROGRAMMED’APPUI AU DÉVELOPPEMENT ECONOMIQUE DE LA CASAMANCE (PADEC)

    «NouS AvoNS fiNANCé 129PRojEtS PRoduCtifS»

    ELEVAGE

    LA PéRiPNEuMoNiE CoNtAgiEuSE BoviNE(PPCB) REviENt : uNE vACCiNAtioN

    d’uRgENCE S’iMPoSE À MAtAM

    PÊCHE - ENVIRONEMENT

    16e Session Extraordinaire de laConférence des Ministres de la CSRP

    } Atelier National de Lancement du CadreMondial des Services Climatologiques(CMSC)

  • Pour lever une contrainte majeure dansle secteur agricole, l’état a mis en place unschéma de contractualisation commer-ciale du surplus de la production ; uneactivité qui se déroule bien au niveau dubassin arachidier et qui se passe entre lesOrganisations de Producteurs et lesOpérateurs de Marchés.Ainsi prés de cinq mille(5.000) tonnes demil, du maïs, du niébé et du sésame sontentrain d’être commercialisées danscette partie du Sénégal ; un système bien

    particulier salué par les communautés ;Ababacar Séne Membre de l’ASC DiamBougoum de Niakhar, une CommunautéRurale dans le département de Fatickrégion de Fatick, est entrain d’assurer lechargement de ses sacs de mil dans sacharrette pour les acheminer au niveaudu magasin de stockage de la diteCommunauté Rurale ; il a quatre cent kgde mil qui est le surplus de sa productionqu’il vient commercialiser après déduc-tion de sa subsistance qu’il a gardé dans

    son grenier à la maison;Le peseur préposé à l’achat annonce 400kg après la levée de la pesée ; le kg est à200 francs Cfa ;ce qui lui fait 80.000francs Cfa que Mr Séne a retiré avec unreçu à la main; tous les jours c’est sous cemême rythme que sont soumis les pro-ducteurs face aux Opérateurs de Marchésqui viennent pour acheter la production ;Sidy comme les gens l’appellent est un

    Opérateur ; tous les jours il est attendupar les producteurs ; il vient le plus sou-vent avec son camion et son équipe pourprocéder à l’enlèvement de la production; un moment fort dans la vie de ces jeunesproducteurs ;De l’avis de Sidy »jeudi passé à Diourbel lemarché » dont ils dépendent, pour le milc’était à 180 francs CFA le kg ; plus lamarge de 25 frs ce qui fait 205 francs ;Le prix est fixé conformément au proto-cole d’accord de la table filière mil mis enplace par le Projet d’Appui aux FilièresAgricoles(PAFA) ;De l’avis de l’opérateur Sidy « c’est madeuxième saison avec ces gens non seule-ment ils ont un sens très élevé de la qua-lité et qui savent ce qu’ils font mais aussisur le plan de l’organisation, ils sont bienils sont véritablement une référence ; »Pour aujourd’hui à Niakhar le camionpeut enlever 12 tonnes de mil ; le reste dela commande sera collecté dans les pro-chains jours ; en attendant le battage dumil se poursuit dans les coins et recoinsde la Communauté Rurale ;Pour Mara Ngom Opérateur de Marchés

    « ça c’est pour seulement 24 producteursalors que nous avons 100 producteursc’est dû du fait que tout simplement cer-tains producteurs n’ont pas encore pro-

    cédé au battage de leur mil ; et nouscomptons vendre plus de 105 tonnes ;Pour un producteur qui témoigne que «l’année dernière nous lui avons vendu 24tonnes mais cette année du fait que laproduction est meilleure de même quenos rendements nous avons aussi aug-menté la quantité »Actuellement prés de 5000 tonnes de mil,1200 tonnes de mais ,500 tonnes de niébéet 2000 tonnes de sésame sont entraind’être commercialisées au niveau du bas-sin arachidier à travers ce système mis enplace par le Projet d’Appui aux FilièresAgricoles ; la signature des contrats et ladéfinition de la charte qualité sont assu-rées par les acteurs directs ; tout ce méca-nisme est géré par les tables filières ;Selon Mr Boubacar Sidibé Président de latable de filière mil mais de l’ASC » DiamBougoum » de Niakhar « il ya un anima-teur qui est chargé d’appeler le produc-teur ,le président de l’organisation etl’opérateur de marché pour qu’on puissedéfinir le jour de l’enlèvement ; il ya desnormes à respecter aussi comme le tauxd’humidité qui est de 12%, le taux d’im-puretés de 1% et d’autres critères quiinterviennent et qu’il faut respecter ».Pour une gestion transparente de ce sys-tème de commercialisation, le PAFA a misen place le « Concept Yeuglé »un systèmede diffusion de l’information à temps réelà une large échelle.De l’avis de Madame Oumy Séye « chaquesemaine on nous envoie des messages quinous informent sur les prix de référence ;dans ce message par exemple il est indi-qué que le kg du niébé mélax à Bambey està225 frs Cfa le kg ; le niébé yacine est fixéà 300 francs CFA ; et nous sommes deKeur Amar Aly de 7 kms d’ici »Mesdames Dial Séye et Astou Séck Ndiayesont du même avis ; elles saluent les mes-sages SMS qui leur sont envoyés et quileur permettent d’éviter le déplacementsur les marchés ; selon elles » ils nous per-mettent également de connaitre vite lesprix pratiqués sans difficultés et c’estvraiment très intéressant »De l’avis de Mor Fall producteur « aprèsavoir écrit le message sur le portable jel’envoie directement au serveur qui à sontour le diffuse ; tous les producteurs lereçoivent en même temps ; »Ce système de commercialisation mis enœuvre par le PAFA est porteur d’espoirdans le monde rural ; il suscite déjàréflexion pour les autres filières telle quel’arachide De l’avis de El hadji Oumar Dramé prési-dent de table de filière »ce système decommercialisation est un soulagementpour nous les producteurs ; le PAFA vientainsi régler une question fondamentale etprimordiale dans le développement agri-cole ; c’est véritablement une révolutiondans le monde rurale ; vraiment c’estpour soutenir que la sécurité alimentaireest une réalité ici à Yenguélé grâce auprojet PAFA »Non seulement ce système de commercia-lisation permet de développer l’autono-misation des producteurs mais surtoutcela permet de lever une contraintemajeure dans la dynamique évolutive dedéveloppement du système agricole auSénégal.

    Babacar sene

    Projet d’Appui aux filières Agricoles (PAfA) innove dansle Bassin Arachidier avec le Concept «Yeuglé»

    Pour une gestion transparente du système de commercialisation, le Projet d’Appui auxFilières Agricoles (PAFA) met en place outre le schéma de contractualisation commercialedu surplus de la production mais aussi, le « Concept Yeuglé »un système de diffusion del’information à temps réel et à une large échelle à travers des messages qui informentles producteurs sur les prix de référence des produits agricoles tels le niébé, le sésame lemil et le maïs

    MENSUEL D’ INFORMATIONS SUR L’ELEVAGE, L’AGRICULTURE, LA PÊCHE ET L’ENVIRONNEMENT

    z o o M S u R 2

    AGROPASTEUR-FIARAINFOSMensuel d’InforMatIons sur l’elevage,

    l’agrIculture, la Pêche et l’envIronneMent

    Tél : 221 775362018 Sacré Coeur2 Villa N°8608/G face Rondpoint

    Boulangerie jaune

    Coédité avec FIARAINFOS dans le cadre de la FIARA Siége Amadou Malick Gaye à

    Bopp tél :221776354618-fax :221338675969 émail : [email protected]

    site web www.fiara.org

    Email : [email protected]

    [email protected] Dakar Sénégal

    DIRECTEUR DE PUBLICATION : Babacar SENECOMITÉ DE RÉDACTION : Babacar SENE, PapaSAMB, Ousmane SENE, Aminou DIOP, NiakhalySENE,Tengui THIARE (Stagiaire), Falang FALL

    MONTAGE :

    IMPRESSION : AFRICOMDISTRIBUTION : FIARA

  • MENSUEL D’ INFORMATIONS SUR L’ELEVAGE, L’AGRICULTURE, LA PÊCHE ET L’ENVIRONNEMENT

    A g R i C u L t u R E 3

    Pour la campagne agricole 2014 l’option dugouvernement est de la réussir ; pour cela lapremière mesure s’articule autour de labaisse significative des prix des semences ; Dr Papa Abdoulaye Seck est dans la ligne demire du Président de la république SonExcellence Macky Sall pour lui confier legrand ministère du développement Rural ;Par ailleurs, depuis un certain temps cetorfèvre agricole bénéficie d’une immenseconfiance de la part du Chef de l’Etat. C’estce qui a amené certains à penser qu’il pour-rait reprendre le grand ministère du déve-loppement rural qui regrouperait autour del’agriculture , l’élevage et les productionsanimales, les ressources naturels et halieu-tiques et l’hydraulique.Ainsi au cours de cette conférence depresse ,le ministre de l’agriculture et del’équipement rural a annoncé qu’en ce quiconcerne les semences, le prix de cessiondes semences écrémées d’arachide sera de140 francs Cfa le kg la campagne prochainecontre 200 francs la campagne écoulée ;d’où une baisse de 60 francs CFA par kg ;concernant les semences certifiées le prixsera e 150 francs le kg contre 200 francs lacampagne écoulée ;soit une baisse de 50francs par kg ;pour ce qui est des engraispour la prochaine campagne il y aura unesubvention de 55% pour l’engrais 6-20-10qui est l’engrais de l’ arachide ; Outre ces baisses de prix notées, le gouver-nement ne compte pas s’arrêter pas là et aopté pour les semences écrémées de bienmeilleure qualité ; ainsi 50.000 tonnes decette semence sont déjà en stock contre24.000 tonnes seulement en semences cer-tifiées ;Le matériel agricole n’est pas reste puisque plus de 43 milliards ont été investisdans ce sens ;Le ministre annoncera également queparmi ces importantes décisions l’état duSénégal va recevoir dés le mois de Mai pro-chain mille tracteurs grâce à la coopérationavec le brésil ; ce qui représente environ43,5 milliards de francs Cfa ; récemmentd’ailleurs précise le ministre grâce à la coo-pération l’état a obtenu 50 tracteurs qui ontcommencé à être distribué au niveau du sud Il noté d’emblée »comme la si bien dit soncollègue Latif Coulibaly qu’ aujourd’hui leconseil des ministres a pris d’importantesmesures concernant le secteur agricole ;j ;il ad’abord précisé que ces mesures sont enparfaite harmonie avec la vision stratégiquede Son Excellence le Président de laRépublique du Sénégal Macky Sall qui aprescrit de construire collectivement dansla célérité dans l’efficacité et dans l’efficienceune agriculture productive et durable ;parconséquent, le gouvernement du Sénégalest parti d’une équation d’une très grandecomplexité qui est de tout mettre en œuvrepour augmenter la productivité agricoledans notre pays ;il s’agira également de tout

    mettre en œuvre pour stabiliser les coûts deproduction en vue de sécuriser et d’aug-menter les revenus des ruraux avec commefinalité un bon approvisionnement du mar-ché domestique et international ;Les mesures prises par le gouvernement del’avis du ministre de l’agriculture et del’équipement rural se résument ainsiPour les semences , le prix de cession dessemences écrémées d’arachide sera de 140francs Cfa le kg la campagne prochaine, contre200 francs la campagne écoulée ;soit unebaisse de 60 francs par kg ;pour ce qui est dessemences certifiées le prix sera de 150 francsle kg contre 200 francs la campagne écoulée;soit une baisse de 50 francs par kg ;Pour ce qui est des engrais ,pour la prochainecampagne il y aura une subvention de 55%pour l’engrais 6-20-10 (engrais arachide) etpour les autres types d’engrais il y aura unesubvention de 50% contre une fourchette de39,61%et 48,3% la campagne écoulée ce quipourrait se traduire une diminution des prixde l’engrais qui va évoluer entre 3 et 34francs le kg selon le type d’engrais considéré;face à ces mesures ,nous pouvons dire sansde nous tromper que si nous avons unebonne pluviométrie ,nous pouvons espérerun différentiel positif de productivité ;onpourrait s’en arrêter là mais je voudrai fairela jonction entre les mesures qui sont prisesaujourd’hui et la politique globale que nousmenons dans le cadre de la transformationde notre agriculture ;Et à ce sujet le ministre a voulu préciserqu’à l’heure actuelle 16800 unités de maté-riels de culture attelée sont en cours de dis-tribution dans le bassin arachidier ;185motopompes vont être distribuées dés levendredi 11 2014 dans le nord ;plus de 100presses à huiles sont en cours de distribu-tion dans le basin arachidier ;sans compterles tracteurs qui sont en cours de distribu-tion au sud du pays ;c’est dire donc que cesmesures et les informations livrées prou-vent éloquemment que le gouvernementdu Sénégal voudrait combiner disponibilitéet accessibilité des facteurs de production,et une mécanisation accélérée ;c’est celaque nous appelons une agriculture qui estentrain de subir une métamorphose alancé le ministre. Sur les critères d’attribution du matérielagricole le gouvernement va travailler avecles Organisations Paysannes les plus repré-sentatives a informé Dr Papa AbdoulayeSeck avec l’option guidée de la transparence; la réussite de cette campagne va coûter deprés 55 milliards de francs Cfa Le ministre a également répondu sur d’au-tres questions notamment sur la présentecampagne de commercialisation ; il a profitéde cette tribune offerte pour préciser r éga-lement un certain nombre de choses ;C’est dire que pour cette présente cam-pagne de commercialisation l’état a prisd’entrée de jeu une décision très importante

    qui a consisté à régler toutes les dettes dueaux opérateurs privés semenciers à hauteurde 10 milliards ;par conséquent pour cesdettes dans le cadre de leur paiement noussommes remontés jusqu’en 2010 ;il fallaitgarantir la solvabilité de opérateurs privés;l’état a aussi constitué pour la première foisdans l’histoire de notre pays dés le début dela campagne un fond commercialisation de11,5 milliards en vue de l’achat de 50.000tonnes de semences écrémées ;cette décision a eu certainement un impactsur les prix qui ont été avancés ; parce quesi l’an passé on a commencé à acheter lessemences tout venant vers le mois de mai,cette année on a sécurisé les 50.000 tonnesdés le mois de février ;par conséquent là oùon achetait à300 francs on a acheté à210francs ;donc en faisant jouer le niveaude la subvention on fait baisser le prix decession des semences aux producteurs ;A la date du 07 avril 2014, le poids collectésemences arachides d’huileries etsemences écrémées se chiffrait à 263.822tonnes ; les quantités collectées par les hui-liers à 166699 tonnes ; le volume global despaiements effectués à23 milliards 633 mil-lions 410 mile deux cent dix sept ;Concernant le matériel agricole notammentles tracteurs nous allons recevoir dés lemois prochain mille tracteurs grâce à coo-pération avec le brésil ;ce qui représenteenviron 43,5 milliards de francs Cfa ;récem-ment grâce à la coopération nous avonsobtenu 50 tracteurs qui sont entrain d’êtredistribué au sud .C’est dire qu’en plus du matériel de culture

    attelée le gouvernement est aussi dans unedynamique affichée d’équiper le monderural en matériel motorisé c'est-à-dire entracteurs ; ce processus va continuerL’originalité qu’il apporte effectivement estque tout matériel importé dans le cadred’un programme se sont les artisans locauxdu Sénégal qui vont s’occuper de l’assem-blage ; en plus de la mise en place d’un vasteprogramme impliquant les artisans locauxsénégalais ;Cela placera inéluctablement le gouverne-ment dans une dynamique où ily aura unecombinaison optimale entre semences dequalité, mécanisation adaptée, paquet tech-nologique adapté pour que véritablements’installe le progrès continu de l’agriculturesénégalaise Il a en outre informé que pour le capitalsemencier prévu pour la prochaine cam-pagne il sera de l’ordre de 74.000 tonnes desemences composées comme suit :50.000tonnes de semences écrémées, et 24.000tonnes de semences certifiées ;

    Pour l’estimation de la productivité pourl’année prochaine le ministre a dit qu’on nepeut pas avec précision le dire ; mais néan-moins on peut dire et de façon scientifiqueet avec certitude que la productivité va aug-menter ;Pour les périodes de soudure aussi le minis-tre dira qu’il y a eu un conseil interministé-riel tenu sous la présidence de madame lepremier ministre pour voir les zones où il ya insécurité alimentaire liée à de pause plu-viométriques au nombre de 62 invento-riées.

    POUR UNE AGRICULTURE PRODUCTIVE ET DURABLE

    Les mesures annoncées par le gouvernement

    CoMMuNiqué dE PRESSEOrganisation de la 1ère édition de la Journée AGRO VISION à l’UniversitéGaston Berger le samedi 12 avril 2014. Le Club AGROVISION de l’Université Gaston Berger organise la première édi-tion de la Journée AGRO VISION. La cérémonie officielle est prévue le samedi12 avril à partir de 08 heures 30 minutes à l’amphithéâtre Madické Diop, sousla présidence du Recteur, le Professeur Lamine GUEYE.Le club AGROVISION UGB est une structure qui regroupe tous les étudiantsde l’Université Gaston Berger de Saint-Louis qui partagent l’Agriculturecomme passion. Il a pour objectif : • de promouvoir une bonne réputation de l’Agriculture du Sénégal dansle processus de développement par le biais de ses membres dans le mondeuniversitaire et extra universitaire ; • de vulgariser l’Agriculture du Sénégal pour participer à son rayonnement ; • d’intégrer les ressources humaines de tous les domaines dans unesprit de solidarité, de partage de connaissance, d’idées et d’expériencesconcourant à la valorisation de l’Agriculture du Sénégal.A la fin de la cérémonie officielle, un panel sera organisé sur le thème :L’implication des entreprises Agro-alimentaires dans le processus de formation.

    Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural quiprône la métamorphose du système agricole sénégalais pourasseoir une agriculture productive et durable a annoncé d’im-portantes mesures prises en conseil des ministres tenu cejeudi 10 avril 2014 ; c’est en compagnie de son collègue MrAbdou Latif Coulibaly le Ministre chargé de la promotion de laBonne Gouvernance Porte parole du gouvernement que leministre de l’agriculture et de l’équipement rural Dr PapaAbdoulaye Seck a fait face à la presse

  • A g R i C u L t u R E 4

    MENSUEL D’ INFORMATIONS SUR L’ELEVAGE, L’AGRICULTURE, LA PÊCHE ET L’ENVIRONNEMENT

    Agropasteur : Vous avez été reçu par leDirecteur Général de la FAO ; quels sont lessujets abordés au cours de vos discussions ?Dr Papa Abdoulaye Seck :effectivement j’aieu une discussion avec Mr DasilvaDirecteur Général de la FAO ;elle s’est arti-culée essentiellement autour duProgramme Plan Sénégal Emergent(PSE),mais aussi une présentation du PRA-CAS ;c’est un cadre de mise en œuvre d’unepartie du volet agricole du PSE ;nous avonseu une attention très soutenue du DirecteurGénéral de cette Organisation des NationsUnies qui estime qu’il s’agit d’un excellentprogramme ;la FAO s’est engagée non seu-lement à nous accompagner dans le cadrede la recherche de financement mais aussi ànous aider dans le domaine de la produc-tion de semences et d’autres aspects tech-niques ;en réalité pour cette organisationinternationale ,le PRACAS doit tirer vers lehaut une agriculture très forte ;En outre elle va lancer une grande initiativesur le riz ; et compte tenu de la vision duPrésident de la République Macky Sall et dece que nous voulons faire, cette organisa-tion a estimé devoir solliciter le soutien duSénégal à travers ma propre personne pourque nous parlions aux autres pays d’Afriqueafin d’agréger nos efforts pour prendre àbras le corps les problèmes qui se posent ausecteur rizicole africainLe FAO non seulement soutient ce pro-gramme mais aussi pense que nous devonsjouer un rôle majeur en Afrique en ce quiconcerne l’autosuffisance rizicole pournotre continent.Agropasteur : le président Macky Sall sou-haite faire de l’agriculture l’un des moteursdu PSE sur quels leviers allez vous appuyerpour que l’agriculture connaisse un grandbond en avant ?Dr PAS : je fais appel à la référence imagéede la construction d’une maison pourdécrire notre volonté de porter la voix duchef de l’état sur l’agriculture ; ainsi nousbasons-nous sur 10 briques.La première brique : porte sur la transfor-mation de l’agriculture en business maispas en secteur purement social ;La deuxième brique est l’orientation del’agriculture par l’aval, c’est-à-dire sonorientation par le marché ; produire c’estbien, mais produire et vendre c’est encoremieux ;La troisième brique c’est la recherche agri-cole ; une recherche très forte parce qu’ilfaut véritablement profiter des connais-sances et technologies disponibles pouraugmenter la productivité, améliorer laqualité et ainsi gérer de manière optimaleles ressources naturelles ;La quatrième brique c’est la nécessité desOrganisations Professionnelles etInterprofessionnelles qui sont bien forméeset informées en quête d’excellence ;La cinquième brique l’état assainit l’envi-ronnement de la production et de la com-mercialisation ; compte tenu que nous dis-posons d’un Conseil Agricole et Ruraleadapté il s’agira de définir aussi un méca-nisme de contrôle et de certification dessemences et soutenu par des infrastruc-

    tures de base ;La sixième brique un secteur privé nationalet international dynamique qui massifie sesinvestissements dans le secteur agricolegrâce au cadre dynamique crée par l’état ;La septième brique concerne lesExploitations Agricoles FamilialesModernisées car mécanisées et disposantde facteurs de productions de qualité pourqu’elles soient dans une dynamique de pro-ductivité accrue mais aussi de durabilitésoutenue de leurs activités ;La huitième brique concerne une SociétéCivile Sénégalaise non marginalisée parceque partie prenante d’un dialogue inclusif etparticipe à l’effort national de constructiond’une agriculture compétitive ; La neuvième brique prend la forme de laGestion Durable des Terres ;Enfin la dixième brique fait référence à lamaîtrise de l’eau.Il faut comprendre qu’il faut agréger toutcela pour faire une agriculture ;il faut uneapproche systémique pour son développe-ment ;c’est pour cela que nous avons lancéle concept d’actionnariat rural qui signifieque les différentes parties des chaînes devaleurs doivent coordonner leurs effortspour avoir une agriculture forte ;L’adage dit « qu’il faut du tout pour faire unmonde »nous disons « qu’il faut du toutpour faire une bonne agriculture ; »l’état estun acteur parmi tant d’autres, il faut quechaque partenaire joue sa partition ;nous nesommes pas à l’ère de l’économie ruraleadministrative mais à celle de l’économierurale libéralisée et cogérée ;ainsi pourra t-on avoir une agriculture capable de nourrir

    la population locale et d’exporter davantageAgropasteur quelles sont les perspectivespour l’agriculture sénégalais ?Dr PAS :la communauté internationale a plé-biscité la vision du président de la répu-blique ;quand on arrive à vendre une visionc’est qu’elle repose sur quelque chose detrès solide ;la communauté internationale adécidé d’apporter une contribution finan-cière et technique importante ;il y a tout unconsensus autour de la vision de l’agricul-ture du président de la république ;nousallons tout faire pour accélérer la cadence ;nous allons tout mettre en œuvre pourqu’on comprenne qu’une révolution ruralepasse par une révolution des mentalités desattitudes et de comportements

    Si nous changeons nos attitudes et compor-tements et que nous centrons nos effortsautour de la transparence ,l’équité, l’obliga-tion de résultats, de rendre compte avecune adaptation avec le génie créateur dupeuple sénégalais, je pense que nous pour-rons transformer l’agriculture de notre pays;je suis plus que jamais renforcé par lesencouragements que nous recevons partoutdans le monde ;l’état n’est pas là pour pro-duire ni pour vendre mais pour faciliterl’environnement et les différents acteursdes chaînes de valeur pour installer l’agri-culture sénégalaise dans une dynamiqued’excellence

    dossier réalisé par Babacar séne

    Si le chef de l’Etat le président Macky Sal adécidé de confier le département del’Agriculture et de l’Equipement Rural au DrPapa Abdoulaye Seck ,c’est qu’il fondebeaucoup d’espoir sur l’homme ;le nouveauministre en charge des questions agricoleset de l’équipement rural fait partie des plusgrands éminents experts du monde agri-cole et de la communauté des chercheursémérites ;notamment pour avoir été durantsix ans de 2000 à 2006 Directeur Généralde l’Institut Sénégalais de RecherchesAgricoles(ISRA) ; avant sa nomination auposte de ministre Dr Seck était le DirecteurGénéral du Centre du Riz pourl’Afrique(AFRICARICE) poste qu’il a occupéà la suite d’un concours international ;d’ail-leurs AFRICARICE fait partie des 15 centresinternationaux de recherche agricole dumonde, membre du Consortium desCentres Internationaux pour la RechercheAgricole(CGIAR) ;auparavant Dr PapaAbdoulaye Seck a travaillé pour le comptede la Banque Mondiale en tant queDirecteur d’un Projet sur la Promotion desExportations Agricoles pour le gouverne-ment du Sénégal (PPEA) ;le ministre del’agriculture et de l’équipement rural du

    Sénégal est considéré comme un génie agri-cole et fait partie des rares cadres que leSénégal a besoin ;il est expert en la matièrequi a tout laissé pour répondre à l’appel deson pays pour intégrer le gouvernement deMme Premier Ministre Aminata TOURE ;unduo de raison qui ont un dénominateurcommun être au service de la patrie ; il a étéégalement tour à tour DirecteurScientifique de l’ISRA, Coordonateur desdépartements de recherche en agronomie,en foresterie en santé et productions ani-males et en ressources halieutiques.Revenir sur un ancien vœu de beaucoup deproducteurs qui est le grand ministère dudéveloppement rural qui regrouperaitl’Agriculture, l’Elevage la Pêche etl’Environnement trouverait un véritablegestionnaire en la personne du Dr PapaAbdoulaye Seck qui a développé toutrécemment les concepts des dix(10)briques pour faire appel à la référence ima-gée de la construction d’une maison pourbâtir une agriculture durable et les 10acquis essentiels de notre agriculture pourvéritablement décrire sa volonté de porterla voix du chef de l’état sur l’agriculture.Se cranant grand visionnaire doublé de

    bâtisseur Dr Papa Abdoulaye Seck se veutaujourd’hui architecte de notre agricultureà l’instar des grands rôles qu’il a joués pourla communauté des chercheurs notam-ment au CORAF/WECARD, au FARA ETAUTRES.Homme âgé de 55 ans, Dr Seck incarne lerespect, l’humilité la modestie aussi biendans la vie mondaine qu’au niveau acadé-mique ; il est d’ailleurs membre titulairede l’Académie Africaine des Sciences (AAS)de l’Académie Sénégalaise des Sciences(ANSTS) et aussi membre du ComitéExécutif du Congrès sur le RizEn vrai diplomatie Agricole ,il a long-temps participé au Concept de SénégalAgricole qu’il a théorisé et appliqué ;Aujourd’hui avec Dr Papa Abdoulaye Seckau département de l’Agriculture et del’équipement rural ,les sénégalais et lessénégalaises peuvent avoir des raisonsd’espérer d’une agriculture moderne etqui pourra leur assurer l’autosuffisancecar il porte toujours sa réputation de don-ner un visage agricole à notre économiepar un rétablissement des fondamentauxnécessaires à notre décollage vers l’émer-gence agricole

    DR PAPA ABDOULAYE SECK, MINISTRE DE L’AGRICULTURE ET DE L’EQUIPEMENT RURAL

    Les 10 commandements pour une agriculture durableLe Ministre de l’Agriculture explique avec nous les avan-cées notoires et significatives notées dans la mise en œuvrede la vision du chef de l’état et les nombreux défis à releverdans ce secteur qui occupe une place de choix dans le PlanSénégal Emergent (PSE)

    dr Papa Abdoulaye Seck est un expert émérite qui est véritablementdans le champ de vision du Président de la République

  • P u B L i - R E P o R t A g E 5

    MENSUEL D’ INFORMATIONS SUR L’ELEVAGE, L’AGRICULTURE, LA PÊCHE ET L’ENVIRONNEMENT

    PAdEC : PRogRAMME d’APPui Au dévELoPPEMENt éCoNoMiquE dE LA CASAMANCE

    Le Programme d’Appui au Développementéconomique de la Casamance (PADEC) estle fruit de la Coopération canado-sénéga-laise en faveur du développement de lazone sud du pays. Il a pour finalité decontribuer à la réduction de l’incidence dela pauvreté en Casamance en portant sonintervention sur le développement defilières porteuses comme le miel, l‘ana-carde, la banane, la mangue et les fruitsforestiers (maad, ditax, tamarin, gingem-bre, etc). Pour ce faire, le PADEC a adopté uneapproche structurante de chaîne de valeur,qui s’adresse aux acteurs directs que sontles hommes, les femmes et les organisa-tions qui tirent leurs revenus des activitésde production, de transformation et decommercialisation des produits issusfilières ciblées. Ainsi, Le PADEC apporte àces acteurs un appui multiforme par desinvestissements (installation de planta-tions de manguiers, de bananiers ou d’ana-cardiers, mise en place de ruchers,construction de magasins de stockage denoix brute de cajou, d’unités de traitementet de conditionnement de miel, d’unités detransformation et de conditionnement demangue et de fruits forestiers), des pro-grammes de renforcements des capacitéstechniques (formation, appui-conseil,visites d’échanges) et commerciales.Dans le domaine du renforcement des capa-cités commerciales, considéré comme prio-rité, le PADEC a opté pour la mise en placed’organisations coopératives. Le schémaorganisationnel retenu est de favoriser lacréation de coopératives suffisamment effi-caces dans l’offre de services en tenantcompte de la diversité des produits ciblés etde la spécificité de chacune des trois régionsde la Casamance. C’est ainsi que le PADEC aappuyé en 2012 la création de la premièrecoopérative agroalimentaire de laCasamance (CAC) basée à Ziguinchor. Cettecoopérative (CAC/Ziguinchor) regroupeune trentaine de GIE plutôt actifs dans latransformation de la mangue et des fruitsforestiers La CAC/Ziguinchor offre des pro-duits de qualité comme la mangue séchée etdivers sirops, conserves et confitures. En 2013, une seconde coopérative dumême nom (CAC/Kolda) est créée par 8 GIEpour la plupart spécialisés dans le traite-ment du miel. Cette coopérative disposed’une capacité d’offre de 50 tonnes de mielpar année.Ces deux coopératives ont déjà bénéficié

    de plusieurs types d’appui du PADEC dontla participation à des manifestations com-merciales (FIARA, FIDAK, SIA, Foires régio-nales) et la mise en place de deux com-plexes commerciales avec un fonds revol-ving (Ziguinchor et Kolda) pour faciliterl’approvisionnement en emballages et éti-quettes de qualité et surtout assurer lavente groupée des produits finis. Ces coo-pératives sont appuyées aussi dans le déve-loppement d’alliances commerciales parmilesquelles on peut citer celle signée entreEnda Pronat et la CAC/Ziguinchor. Cettealliance a abouti à l’ouverture d’une bou-tique dans le Parc de Hann pour la vente delégumes sains et de produits transformésde la Casamance.Une troisième coopérative (CAC/Sédhiou)vient d’être créée par les opérateurs de

    transformation d’anacarde avec un siègesocial situé à Sédhiou (Diattacounda). Avecla construction de nouvelles unités detransformation d’anacarde prévue dans lecourant 2014, la CAC/Sédhiou compteatteindre une capacité d’offre de 45 tonnesd’amande nature par année. Dans la poursuite de l’intervention duPADEC, ces trois coopératives serontaccompagnées dans l’élaboration et lefinancement de projet de développementinstitutionnel et de projet productif. Le pro-

    jet de développement institutionnel accom-pagne l’offre des services non financiers etcomprend la construction d’un siège fonc-tionnel, la prise en charges des activités depromotion commerciale et le renforcementde capacité du personnel et des dirigeantsdes coopératives.Quant au projet productif, il porte sur unplan d’affaires qui édifie sur la faisabilité etla rentabilité des services financiers dechaque coopérative c'est-à-dire la commer-cialisation groupée des produits finis ainsi

    que l’achat et la vente d’emballages et d’éti-quettes de qualité.Dans le secteur de la commercialisation dela noix brute d’anacarde, quatre coopéra-tives de producteurs d’anacarde sontcréées dans les régions de Kolda (3) et deSédhiou (1). Ces coopératives sont dotéeschacune d’un magasin de stockage d’unecapacité de 200 tonnes pour organiser lacollecte et tirer le maximum de profit del’activité de la vente de la noix brute d’ana-carde.

    L’APPROCHE COOPÉRATIVE

    un axe stratégique pour la commercialisation des produits de la Casamance

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    LE COLONEL CHEIKH DAOUDA DIALLO, COORDONNATEUR NATIONAL DU PROGRAMMED’APPUI AU DÉVELOPPEMENT ECONOMIQUE (PADEC)

    «Nous avons financé 129 projets productifs»

    agropasteur : Quels sont les objectifsdu Programme ?colonel cheIkh daouda dIallo : ilfaut rappeler tout d’abord que leProgramme d’Appui au Développementéconomique de la Casamance (PADEC) estun projet de contribution à la stratégienationale de réduction de la pauvretésous tutelle du Ministère del’Environnement et du DéveloppementDurable et qui s’inscrit dans la suite desinterventions de l’Agence Canadienne deDéveloppement International (ACDI) au

    Sénégal et au niveau de la région sud. Il constitue également une réponse duGouvernement canadien à l’appel lancépar le Sénégal aux partenaires techniqueset financiers pour appuyer sonProgramme pour la relance des activitéséconomiques et sociales en Casamance(PRAESC) en complémentarité aux inter-ventions menées par d’autres partenairesdans la zone.

    Planifié pour cinq ans, il a démarré sesactivités en 2010.

    Le PADEC a pour but de contribuer audéveloppement et à la mise en valeur dupotentiel agricole et agro-alimentaire, parl’appui aux filières agro forestières por-teuses que sont l’anacarde, le miel, lesfruits forestiers, la mangue et la banane, auprofit des petits producteurs de laCasamance, selon une approche structu-rante de chaînes de valeurs, une approchequi intègre tous les acteurs d’une filièredans le but de réduire les goulots d’étran-glement, lever les contraintes et créer de lavaleur ajoutée au niveau de chaque maillon

    de cette chaîne de valeur.

    c’est aInsI Que la stratégIe duProjet s’artIcule autour de deux

    grandes coMPosantes : -la composante 1 « Appui à desfilières porteuses » qui s’adresse stricte-ment aux acteurs directs qui tirent leursrevenus de l’approvisionnement, la pro-duction, la transformation et la commer-cialisation des produits issus des filièresciblées ; ainsi que les organisations faî-tières qui les chapeautent et -une composante 2 intitulée «Appui au développement de capacitéslocales » qui s’intéresse à quelques struc-tures étatiques pour améliorer leur offrede services et d’encadrement des opéra-teurs. Pour ces institutions étatiques, ils’agit : des trois ARD pour le compte descollectivités locales, de la Direction desEaux et Forêts, de douze (12) servicestechniques déconcentrés (Eaux et forêts,Agriculture, Aménagement du Territoire,Environnement et Etablissements classés)et des institutions de Recherche-Développement.

    dans le cadre de l’appui aux filièresporteuses, le Programme ambitionnede toucher 10.000 opérateurs dont40% de femmes et 8 organisations de2ème et 3ème niveau avec une atten-tion particulière aux femmes et auxjeunes sortants des écoles de forma-tion. Il y a trois types d’appui pour cesopérateurs: -le renforcement des capacitéstechniques, organisationnelles et finan-cières ; -la facilitation de l’accès aux fac-teurs de production, notamment les infra-structures et les équipements perfor-mants pour ceux qui concrètement veu-lent par exemple créer ou renforcer despépinières, plantations, ruchers, maga-sins de stockage, unités de transforma-tion et de conditionnement qui répon-dent aux normes agroalimentaires. Dansce cadre de fortes subventions sur lesinvestissements allant de 50 à 80% sontallouées aux opérateurs avec un accom-pagnement auprès des institutions demicro-finance pour compléter leursbesoins particulièrement pour le fonds deroulement ; -et la facilitation de l’accès auxmarchés porteurs par la formation, lafacilitation de l’accès aux emballages etétiquettes de qualité, l’accompagnementpour l’établissement d’alliances commer-ciales durables et l’appui à la participa-tion à des manifestations commercialestelles que la FIARA ou la FIDAK.

    Pouvez-vous revenir en termes debilan à mi-parcours sur les troisannées de mise en œuvre du pro-gramme ?Après une première année consacrée àl’élaboration de documents stratégiquestels le Plan de mise en œuvre, le manueldes normes et procédures et le guide degestion des demandes d’appui, leProgramme vient de boucler trois annéesde mise en œuvre et a reçu sa missiond’évaluation à mi-parcours au mois dejuillet 2013.

    Fruit de la coopération entre le Canada et le Sénégal, le Programme d’Appui au Développementéconomique (PADEC) a pour objectif de contribuer à réduire l’incidence de la pauvreté desménages en Casamance, par l’appui aux filières agro forestières porteuses que sont l’anacarde,le miel, les fruits forestiers, la mangue et la banane, au profit des petits producteurs de laCasamance, selon une approche structurante de chaînes de valeurs. Le Colonel Cheikh DaoudaDIALLO, Coordinateur National nous dresse un bilan de ce programme après trois années demise en œuvre. Il a également voulu partager l’appropriation de l’approche territorialisationque son projet a su théoriser tout au début et qui fait aujourd’hui l’actualité au Sénégal dans lecadre de l’Acte 3 de la décentralisation.

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    Pour ce qui concerne la composante 1« appui à des filières porteuses » nousavons financé cent vingt neuf (129)projets productifs dont : 37 planta-tions, 67 ruchers pour 2500 ruches detype « vautier », 04 magasins destockage de noix brute de cajou et 21unités de transformation et de condi-tionnement. les 21 unités de transfor-mation se répartissent comme suit : -huit (8) unités de traitement demiel ; -dix (10) unités de transformationde mangue et de fruits forestiers ; -et trois (03) unités de transforma-tion de noix de cajou. Présentement, sept(7) nouvelles unités de transformation decajou sont en cours de construction etdevront être opérationnelles pour cettecampagne.En plus de ces projets productifs, nousavons pu soutenir la mise en place detrois coopératives agroalimentaires: unespécialisée dans la mangue et les fruitsforestiers dont le siège est à Ziguinchor(CAC/Ziguinchor), une dans le miel(CAC/Kolda) ayant son siège à Kolda etune dans la transformation de l’anacarde(CAC/Sédhiou) dont le siège seraimplanté dans la région de Sédhiou. Lesunités membres de ces coopératives serépartissent dans la Casamance naturelle.Le Programme a également appuyé lamise en place de cadres régionaux deconcertation des acteurs de la filière ana-carde (CROAC) dans les trois régions. Cestrois cadres se sont fédérées pour mettreen place une interprofession ou tablefilière dénommée Cadre de concertationdes opérateurs de la filière anacarde deCasamance (COFAC).En somme, au titre de la Composante 1,tenant compte de tous les autres typesd’appui à savoir les formations et appui-conseils, cinq mille (5.000) opérateursont été touchés dont 65% de femmes etles activités de transformation ont permisde créer 461 emplois dont 272 occupéspar des femmes.

    enfin dans le cadre de la composante2, des résultats importants ont étéobtenus parmi lesquels : -le Financement du PRDI de larégion de Sédhiou, de 03 PLD et de 04POAS dans les régions de Sédhiou etZiguinchor ; -le financement de deux (2) sous-projets de Recherche appliquée avecl’ISRA-CNRF /Dakar sur le parc à baobabet l’ISRA-CRA/Ziguinchor sur le madd ; -l’appui à l’encadrement de 20 sor-tants des universités pour la réalisationde stages professionnels et de mémoiredont 13 de l’Université de Ziguinchor.

    voulez-vous partager l’appropriationde l’approche territorialisation quevous avez théorisé tout au début et quifait aujourd’hui l’actualité au sénégaldans le cadre de l’acte 3 de la décen-tralisation?L’approche territoriale est l’un des prin-cipes qui fondent l’intervention duPADEC.Pour la création de richesse au profit despetits producteurs, le Programme a portéson choix sur des filières émergentes, àforte valeur ajoutée, complémentairesavec celles dites de rente et de subsis-tance et très représentatives dans toutela Casamance naturelle. Il est admisaujourd’hui que la part de la Casamancedans les productions nationales est de90% pour la noix de cajou, 70% pour lemiel, plus de 50% pour la mangue et la

    banane et la quasi-totalité pour les fruitsforestiers.Tenant compte de ces atouts, l’option aété prise de bâtir une stratégie commer-ciale fondée sur l’approche coopérativepour faciliter l’accès des opérateurs auxmarchés porteurs. C’est ainsi qu’auniveau de la transformation qui est unsecteur très stratégique, toutes les unités

    de transformation/traitement sontregroupées au sein de trois coopérativesspécialisées (Mangue et fruits forestiersen premier, le miel en second lieu et l’ana-carde dans un troisième niveau) avecimplantation du siège de chaque coopéra-tive dans la zone où le potentiel du pro-duit à promouvoir est le plus important.Cette approche permet ainsi de :

    -faciliter l’accès aux emballages etétiquettes de qualité par la réalisationd’économies d’échelle ; -d’adopter les mêmes référentielstechniques ; -d’optimiser les coûts de produc-tion et de distribution ; -d’améliorer la qualité et la taillede l’offre.

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    ce qui contribue en somme à amélio-rer la compétitivité des produits trans-formés et partant leur positionnementsur le marché intérieur et la pénétra-tion des marchés d’export.A titre d’exemple, cette année-ci, les 8unités de traitement de miel ont mis surle marché 18tonnes de miel d’excellentequalité avec un objectif de 50 tonnes aucours des années à venir. D’où les multi-ples contacts noués lors des dernièresmanifestations commerciales auxquellesle Programme et les coopératives ont prispart notamment la 22ème FIDAK, le SIAde Paris et la 15e Edition de la FIARA. Lemiel et la noix de cajou transforméedevraient dès la prochaine campagnefaire l’objet d’alliances commercialesentre les CAC et des opérateurs des paysde l’Afrique du Nord tel que le Maroc.

    Quels enseignements tirez-vous de lavisite de son excellencel’ambassadeur du canada dans leszones d’intervention?Tout est parti de la 22ème FIDAK, évène-ment au cours duquel, le stand du PADECa eu l’honneur de recevoir tour à tourMonsieur Mor NGOM, Ministre del’Environnement et du développementDurable et Son Excellence MonsieurPhilippe BEAULNE Ambassadeur duCanada au Sénégal. Ayant été très satis-faites à l’issue de leurs visites, ces autori-tés avaient promis de se rendre enCasamance afin de s’enquérir des réalisa-tions du Programme sur le terrain.C’est ainsi que du 10 au 13 février 2014,soit environ deux mois après la FIDAK,Son Excellence Monsieur l’Ambassadeurdu Canada, nous a fait l’honneur de venir

    en Casamance et visiter plusieurs réalisa-tions du PADEC entre Ziguinchor et Kolda.Cette visite a aussi été l’occasion pour SonExcellence, en présence du représentantdu Ministre de l’Environnement et duDéveloppement Durable empêché et desautorités locales, de procéder à l’inaugu-ration symbolique de deux unités detransformation et de conditionnement.Sur les vingt et une (21) unités de trans-formation mises en service deux ont étéretenues : une unité de mangue et defruits forestiers située dans la Communede Kolda et une de traitement de mielsituée à Saré Dianfo, à 2km de Kolda.Cette visite a été très bien accueillie parles bénéficiaires et l’équipe du PADEC àqui il avait promis de venir en Casamance.Il convient aussi de souligner que son pré-décesseur Son Excellence Monsieur PerryJohn CALDERWOOD avait effectué ledéplacement pour prendre personnelle-ment part à la cérémonie de lancementdu PADEC qui a eu lieu le 11 mai 2011. Cequi témoigne de tout l’intérêt et toutel’importance que les autorités accordent àla mise en œuvre du Programme et par-tant à la relance des activités écono-miques en Casamance.

    Quelle réponse faut-il apporter auxdoléances exprimées par les femmesde kolda, lors de la visite de sonexcellence l’ambassadeur du canadaau Padec, surtout pour l’élevage, sec-teur dans lequel la région regorged’énormes potentialités?Effectivement, c’est lors de l’inaugurationde l’unité de traitement de miel duGroupement des femmes apicultrices deKolda située à Saré Dianfo, que cette

    question a été soulevée par le dit groupe-ment qui est un démembrement de DIR-FEL (Directoire des Femmes en Elevage). En réponse, nous pensons que le plusimportant c’est de déboucher sur desrésultats très positifs avec cette dyna-mique en cours qui est très porteuse d’es-poir. Dans le cadre du PADEC, il étaitquestion de cibler des filières très repré-sentatives et qui constituent des prioritéset un dénominateur commun aux régionsadministratives de la Casamance. Aveccette approche territoriale et les typesd’appui proposés, nous sommes entrainde développer un modèle dont on pourras’inspirer pour toucher d’autres secteurs.

    agropasteur : M. le coordinateur,quels enseignements tirez-vous devotre participation cette année à la15ème édition de la fIara ? Colonel Cheikh Daouda Diallo :Aujourd’hui, on sent qu’à la base, dans leszones rurales et les régions périphé-riques, les producteurs s’organisentdavantage avec l’appui de divers interve-nants pour essayer de valoriser au mieuxle potentiel agricole et agroalimentaire deleur terroir. Ceci a été mis en évidence àl’occasion de la FIARA que j’ai eu l’hon-neur de visiter.

    Propos recueillis par Babacar sène

    Le PADEC qui est le Programme d’Appuiau Développement Economique de laCasamance (PADEC) est sur le point deboucler sa troisième année de mise enœuvre ; le bailleur canadien par l’inter-médiaire de Son Excellence l’Ambassadede Canada au Sénégal vient à travers unevisite de terrain s’enquérir de la situationde l’exécution du dit programme.A Ziguinchor la Programme a appuyé leGIE « Kandjibou qui est constitué d’unevingtaine de femmes en leur dotant non

    seulement de matériels mais d’unité detransformation.Ces femmes travaillaient jadis avec desmoyens rudimentaires de l’avis deMadame Rosalie Goudiaby Présidente dudit GIE ; elle a expliqué toute leur fiertéd’obtenir cette unité qui fait leur fierté ;Pour elle « quand on a commencé la trans-formation chaque femme amenait sa cas-serole et son matériel bassine couteauseau ou pot pour pouvoir travailler ;aujourd’hui tout est disponible ici ; nous

    avons obtenu l’unité grâce au programmeque nous remercions car il nous a délivréde peines et difficultés que nous connais-sions ; »

    Plus de (24) vIngt Quatre MIl-lIons de francs cfa est Injecté

    A Kolda le Diplomate canadien a inauguréune unité de transformation des fruitsque le quartier Sikilo a l’honneur d’abriter; dans cette structure les mangues, lespapayes, les tamarins et les pains singeentre autres sont traités ;Pour le Colonel Cheikh Daouda DialloCoordinateur du programme « c’est plusd’une vingtaine d’unités de transforma-tion et de conditionnement plus desmagasins de stockage de noix d’anacardequi ont été investis ; avec ces unités il y aune dizaine qui sont sur la mangue et lesfruits forestiers dont le modèle est celuique nous venons tout juste d’inaugurer ; « Les responsables du PADEC les autoritéset leurs hôtes ont aussi inauguré l’unitéde traitement et de conditionnement demiel ; ces femmes peuhles du Fouladouont ainsi délaissé leurs vaches au profitdes abeillesDe l’avis de Madame Asmao KandéPrésidente du Directoire Régional desFemmes en Elevage de Kolda (DIRFEL) «dés fois le miel restait des années sansêtre récolté parce que nous ne trouvionspas de débouchés pour sa commercialisa-tion ; nous avions des méventes et on nesavait pas que faire ; c’était les mêmes

    problèmes avec le lait ; aujourd’hui c’estvéritablement un grand ouf de soulage-ment car le problème est réglé avec l’ac-quisition de cette unité grâce au PADECqui nous a doté d’unité de traitement et deconditionnement pour mieux s’adapteraux marchés ;que le bailleur trouve icil’expression de notre profonde gratitude »Une occasion pour Son Excellencel’Ambassadeur du Canada au SénégalPhillipe Beaulne de féliciter le travailaccompli par les femmes des groupe-ments qui s’attellent à professionnaliserleurs activités ; il a également saisi cetteinauguration pour traduire ses impres-sions ;Selon lui « on a pu voir l’équipement ,laméthode de travail et je pense que c’estmoderne et déjà elles sont à la conquêtenon seulement des marchés de Dakarmais aussi au niveau du marché nationalon espère que très bientôt qu’elles pour-ront exporter ;je félicite les Groupementsnotamment les Groupements fémininsmais également tous les producteurs pourl’amorce de leur développement et parti-ciper ainsi à l’essor de développement deleur région et l’amélioration des condi-tions des populations « C’est un partenaire satisfait qui a séjournédans la zone sud du pays partout les popu-lations lui ont exprimé leur joie et satisfac-tion ; partout aussi il a vu et gouté auxfruits de la coopération que toutes lesparties prenantes veulent pérennes

    Babacar sene

    La visite de l’Ambassadeur du Canada au Sénégal dans les zones d’intervention du PAdEC

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    Intenses moments de rencontre etd’échanges entre les membres del’Association Groupe Recherche-Environnement et Presse (GREP) et desproducteurs des Niayes, au cours d’unevisite de presse sur le terrain pour s’enqué-rir des problématiques de productionmaraichères et horticoles aussi bien dansl’agriculture conventionnelle que dansl’agriculture biologique et sur l’utilisationdes pesticides avec ses conséquences sur lasanté humaine et sur l’environnement unepremière partie de la visite que le journalAgropasteur vous livre.Mme Penda Sow de Mbaye Mbaye PeulhResponsable de la Gestion du Magasind’Intrants de l’Union des Groupements deProducteurs Maraichers de Mboro (UGPM)a ouvert les hostilités après avoir reçu lesjournalistes et gestionnaires de l’environne-ment ; à cette occasion elle a présenté et faitl’état des lieux: «dans le magasin, sontstockées des semences maraichères de plu-sieurs spéculations, en même temps quedes engrais pour le compte de l’Union desGroupements de Producteurs Maraichersde Mboro (UGPM). Le magasin dispose pré-sentement de semences de pommes deterre. Il y avait des semences de carottes, denavets, de choux pommés, d’aubergine etd’oignons entre autres. L’écoulement nepose pas de problème car la demande estpressante à Mboro et environs.Mme Penda Sow s’est exprimée sur le travailde son organisation et de ses membres, leursrelations avec les producteurs et les difficul-tés liées aux systèmes de productions : La visite du GREP, composé de journalistes,de chercheurs et d’experts en environne-ment, coïncide avec la période de récolte,marquée par «l’abondance des productions,attestée par le trafic, au niveau du marché,où chacun expose ses produits et vend à quimieux -mieux. Les quantités sont impor-tantes et dépendent de la demande desacteurs. Parfois, ce sont plusieurs contai-ners, en général entre 25 à 30 tonnes, etmême plus pour les autres spéculations,comme les carottes, les navets, les chouxpommés, les aubergines et autres. Nousavons des fournisseurs d’intrants et desemences de qualité avec qui nous tra-vaillons et qui nous livrent directement.Nous faisons une démarche de proximitédans l’encadrement et la satisfaction desbesoins de nos membres. Au niveau dumagasin, nous commercialisons lesintrants, de l’urée et du 10-10-20 en granu-lés. De plus en plus se raréfie l’utilisationdes produits chimiques ; maintenant, soitce sont des produits homologués ou desalternatives, avec les produits bio qui sontutilisées. Les producteurs commencent àcomprendre grâce à la sensibilisationmenée par certains sur leur nocivité parrapport à la santé humaine et à l’environne-ment. Les femmes s’adonnent à l’agriculturedans cette zone, notamment le maraîchageet l’horticulture et disposent d’exploitationsdont elles s’occupent bien avec d’impor-tantes productions. Le problème de terresne se pose pas. Si ce n’est pas sa propreterre, ce sont les terres de la famille qui sontmises à contribution, permettant de mieuxexercer son activité sans problème. Toutn’est pas certes rose, dans la mise en œuvrede nos activités. Il y a des contraintes qui sesituent au niveau de la commercialisation,car les acteurs produisent en même temps

    et se retrouvent tous au niveau du marché.Parfois les prix chutent. Présentement le sacde chou pommé qui coûtait un peu avantentre 10.000 et 15.000 francs Cfa revientaujourd’hui entre 2000 et 2500 francs Cfa. Ilen est de même de toutes les autres spécu-lations, tellement que ça foisonne dans lemarché. »Selon Mme Sow, il faut mettre en place desmagasins de stockage et de conservationpour réguler le marché afin d’aider et d’ac-compagner les producteurs, renforcer l’em-ballage, labelliser les produits « made inMboro » avec des produits certifiés quipourront véritablement impacter, voirebooster le secteur horticole, secteur impor-tant dans le Programme d’Accélération dela Cadence Agricole (PRACAS).Elle a saisi cette occasion, pour remercierles partenaires et leur faire un clin d’œil parrapport à l’ensemble des préoccupationscar, rappelle t-elle, « nous n’avons que lemaraichage et l’horticulture à Mboro etnous souhaitons bénéficier de plus d’ap-puis. »

    Pour Modou ndIaye, PrésIdent del’unIon des grouPeMents de

    Producteurs MaraIchers(ugPM) àMBoro : les nIayes notre « or vert »

    Le Président de l’Union de ProducteursMaraichers de Mboro a profité de la venuedes journalistes pour alerter les popula-tions sur les dangers de l’utilisation des pes-ticides et d’autres produits chimiques, lesdissuader de les acheter. Selon lui « Nousleur conseillons toujours d’utiliser les pro-duits biologiques, à l’instar de l’huile de »Neem ». J’interpelle l’Etat à plus de contrôleet à assumer sa responsabilité parce que lesproduits sont homologués. Les autres ne lesont pas. Ils ne doivent donc pas rentrer auSénégal. Il y a aussi des alternatives qui don-nent de bons résultats comme les pièges deprotection de la mangue pour mettre horsd’état de nuire la mouche, sans produitschimiques, ni traitement et qui sont debonnes pratiques à promouvoir. Cela doitnous être facilité pour une bonne dissémi-nation au niveau des champs. A Dakar etdans les autres villes, les jeunes ne font quecourir, matin et soir, manifestant leurmécontentement à travers des marches etdes grèves, dans les universités ou dans les

    écoles. Aujourd’hui, dans la bande desNiayes, les jeunes s’adonnent au travail. Ilsont des revenus conséquents. Grâce auxrevenus tirés de leurs champs, ils entretien-nent leur famille, sans l’aide de l’Etat. Et onne les a jamais entendus crier ou manifesterou aller en grève. Ils n’ont que leurs champspour travailler et ils l’assument bien dansles Niayes. Personne ne pense à aller engrève. C’est véritablement notre source, quiconstitue une richesse inestimable pournous. Les Niayes constituent notre « Or » oùnous tirons tous nos profits. Donc sauvegar-dons les Niayes, c’est notre vie. »Le Représentant de la Direction de laProtection des Végétaux (DPV) Mr ElhadjiOmar Dieng Chef de la Division Défense desCultures à la Direction de Protection desVégétaux pense que la finalité de l’agricul-ture est d’augmenter la production. Les cul-tures sont assaillies par une kyrielle deravageurs parmi lesquels les insectes etautres. En utilisant les pesticides, les pro-ducteurs tentent de venir à bout de cesravageurs en utilisant les pesticides..Cependant, le problème de leur utilisationse pose avec acuité. Parfois, les producteursles utilisent de façon irrationnelle, pour nepas dire mauvaise : non respect des doses,des normes de protection du producteur,non utilisation de gants ou de cache-nez,saturation du produit sur le végétal, etc. Leproblème de résidu se pose également,avec l’excès de produit contenu dans levégétal ; ce qui altère la production.C’est pourquoi, de l’avis de Mr Dieng « auniveau de la DPV, nous essayons de formerles producteurs sur les bonnes pratiquesagricoles. De sorte que ces gens respectentnon seulement leur façon d’utiliser les pro-

    duits pour améliorer la qualité de leurs pro-ductions, mais aussi améliorer leur santé,parce que le fait de faire un traitement, sansprotection adéquate, impacte sur la santéhumaine. C’est pourquoi la DPV, dans samission régalienne, prend en charge tousces aspects. Nous travaillons et œuvronsdans ce sens, par la formation et la sensibi-lisation des producteurs.»Les conséquences sur les personnes sontnombreuses. La personne qui s’expose auxpesticides est intoxiquée. Ce qui crée desmotifs de consultation sanitaire. Il y a le can-cer et d’autres problèmes mineurs commeles démangeaisons.La DPV a aussi un rôle de contrôle des pes-ticides. Elle dispose de postes de contrôle,le long des frontières, bien qu’elles soientporeuses. Selon lui « on ne peut pas mettret à chaque point un inspecteur phytosani-taire, mais au moins au niveau des fron-tières nous disposons de neuf points depostes de contrôle phytosanitaires quiregardent les produits qui rentrent et quisortent. Il y a la contrebande et les fraudes.Les produits rentrent à l’insu des agents. Cequi constitue un commerce frauduleux. LaDPV n’est pas en mesure de tout contrôler.Il y a des conséquences néfastes sur l’envi-ronnement. Il y a la faune non cible, consti-tuée d’insectes qui jouent un rôle d’équili-bre dans l’environnement. Ce sont les enne-mis de nos ennemis. Nous luttons contre lesdévastateurs, alors qu’il y a des insectesque s’en nourrissent. Le fait de traiter avecdes produits sans respect des dosesentraîne la disparition des ennemis natu-rels. Ce qui constitue un déséquilibre del’écosystème. »

    (à suivre pour la 2éme partie)

    VISITE DE TERRAIN DANS LES NIAYES DE L’ASSOCIATION GROUPE RECHERCHE-ENVIRONNEMENT ET PRESSE (GREP) (1ÉRE PARTIE)

    Mettre en place des magasins de stockage et de conservation

    Recherche Environnement et Presse(GREP) est satisfait de cette visite : « C’estune visite qu’il fallait effectuer. Cette initia-tive s’inscrit dans la logique qui nousanime, c’est à dire permettre aux journa-

    listes de s’enquérir de questions d’impor-tance nationale, ce que, malheureusementparfois à cause de la modicité des moyensde leurs organes, ils n’arrivent pas à lefaire. Nous avons pu, grâce à l’appui del’Ambassade des Pays Bas, organiser cettevisite. En effet, 90 % de la productionnationale en légumes proviennent de lazone des Niayes. Et qui dit agriculture ditforcément gestion de produits pour luttercontre le ravageurs, et jusqu’aujourd’hui,malheureusement, ce sont de produits chi-miques que nos producteurs utilisent pourarriver à bout de ces ravageurs.Malheureusement, ces produits doiventêtre utilisés selon certaines procédures etmodes d’emploi, des délais de rémanenceet des procédures à respecter. Vu le niveaude nos agriculteurs, ils n’arrivent pas tou-jours à déchiffrer ces modes d’emplois. Cequi entraine des taux de résidus très élevés

    sur les produits que nous consommonsrégulièrement. Se pose alors un problèmede santé publique et d’agression de l’envi-ronnement. C’est un problème public qu’ilfaut adresser. Nous sommes donc venus àla source, rencontrer les producteurs, afinde discuter, de vive voix, avec eux, pourvoir comment ils procèdent. Nous sommesvenus avec des experts de l’InstitutSénégalais de Recherche Agricole (ISRA)qui s’occupe de la recherche, de laDirection de la Protection des Végétaux(DPV) qui a en charge la gestion des pesti-cides au niveau national. C’est l’objet decette visite de presse, avec le GREP, quiregroupe des journalistes, des profession-nels de l’information et de la communica-tion (radios, télés, presse écrite et en ligne),des experts de l’environnement, des ges-tionnaires de la nature et de la conserva-tion aussi ».

    M. Abdoulaye Barry, Président du GREP

  • E L E v A g E 10

    MENSUEL D’ INFORMATIONS SUR L’ELEVAGE, L’AGRICULTURE, LA PÊCHE ET L’ENVIRONNEMENT

    La Péripneumonie ContagieuseBovine (PPCB) ressurgit dansla région de Matam dix (10) ansaprès l’arrêt de la vaccinationcontre cette maladie auSénégal.

    Le processus qui devait rendre ou déclarernotre pays indemne de la PéripneumonieContagieuse Bovine (PPCB) est remis encause. La réapparition de cette maladieintervient au moment où la régionmanque gravement de pâturages. Larégion accuse également un grand retarddans la campagne de vaccination du bétail.Le dernier hivernage avait déjà annoncéles signes précurseurs. Les conséquencesaussi se faisaient sentir dans la région deMatam. La région fait face actuellement àdes problèmes de pâturages consécutifsau déficit pluviométrique qu’a connu larégion. De l’avis de Abou Raby, Président de laFédération des Unités Pastorales de laRégion de Matam qui s’exprimait sur lesinquiétudes des éleveurs affirme : « il n’apas plu correctement et la conséquence estqu’il n y a pas d’herbes. Dans la région deTambacounda, où nous amenions nos trou-peaux, les pâturages sont entrain de brû-ler. On nous a signalé aussi des feux debrousse dans la région de Matam. Si on n apas l’aide de Dieu et des autorités on serafatigué les mois à venir.»Les techniciens de l’élevage restent préoc-cupés par la situation. Ils disent d’ailleursne pas être surpris par la précocité et l’in-tensification de la transhumance.De l’avis de Dr Mamadou Diallo, Chef deService Régional de l’Elevage par intérimde Matam « la saison des pluies 2013 -2014 a été très déficitaire. Les pâturagesont été très peu productifs. Il y a donc undéficit alimentaire énorme pour le cheptel.Il y a une transhumance des animaux de larégion de Matam vers les régions deTambacounda et de Kédougou, vers laMauritanie, le Mali ou la Guinée. Ce sontdes mouvements d’animaux vers larecherche de pâturage.»Autre problème qui pourrait porter préju-dice à l’élevage de Matam, c’est le retardaccusé dans le démarrage de la campagnede vaccination du bétail. Cela risque decompromettre sérieusement l’approvi-sionnement correct des marchés en mou-tons de Tabaski.Pour Dr Diallo « l’objectif d’autosuffisanceétait de vacciner un pourcentage impor-tant de petits ruminants contre la peste depetits ruminants. Cette année il y auradonc un manque à gagner. Il faudrait quedorénavant il y ait une régularité dansl’approvisionnement en vaccins surtoutpour les zones de transhumance. Ce quipermettrait, dés le mois de septembre,pour ce qui nous concerne, de faire unevaccination de masse avant le départ desanimaux.»L’apparition de la PéripneumonieContagieuse Bovine (PPCB ) dans le dépar-tement de Kanel complique les choses ;une maladie dont la vaccination a été arrê-tée depuis 2004. Le Sénégal était dans leprocessus qui devait le déclarer indemnede la PPCB. Une vaccination d’urgence

    s’impose.Dr Diallo explique « il y a eu un foyer d’unemaladie qui avait disparu un peu au niveaudu Sénégal. C’est la PPCB, notammentdans le département de Kanel, où il y avaitune suspicion qui a été confirmée par lesrésultats d’analyse du laboratoire ; maismalheureusement, jusqu’ici, des mesuresn’ont pas pu être prise pour juguler cefoyer. »Manque de pâturages, retard de la cam-pagne de vaccination…les conséquenceséconomiques, sociales et sanitaires sonténormes.Selon Mr Atoumane Kâne , Chef de projetde sécurisation de l’élevage pastoral dansla région de Matam « s’il n’y a pas de cou-verture sanitaire. Les animaux sont à laportée de certaines affections qui causentdes mortalités énormes et d’énormespertes économiques ; même si les animaux

    ne meurent pas il y a une chute énorme quientraîne aussi des pertes économiquesénormes. Certains éleveurs nous disentmême que l’école risque de ne pas fonc-tionner, parce qu’on risque de transhumer.Les enfants sont obligés de partir ave nousnous car la situation est intenable.»Les techniciens et les éleveurs saluent lesnombreux efforts de l’Etat pour soutenir lesecteur de l’élevage ; mais ils en deman-dent davantage cette année, marquée parla rareté des pâturages. M. Abou Raby, Président de la Fédérationrégionale des unités pastorales explique :«dans le département, nous avons acheté360 tonnes d’aliment de bétail. Le départe-ment de Kanel en a acheté 363 tonnes. Desquantités qui sont loin d’être suffisantespour l’alimentation du bétail dans ces deuxdépartements de la région de Matam. Iln’est pas facile de demander la gratuité

    mais nous demandons une réduction subs-tantielle des prix, pour que le bétail puisses’alimenter correctement. »Différentes stratégies commencent à êtremises en œuvre pour permettre à l’éleveuret à d’autres acteurs du développementd’avoir des informations dans leursdomaines respectifs. Deux centres communautaires d’alerte etd’information que pilote le projetAgronomes et Vétérinaires sansFrontières sont implantés à Vélingara Ferloet à Linguère.De l’avis des techniciens et des éleveurs, ledéveloppement du secteur de l’élevagedépend d’abord en grande partie du ren-forcement du dispositif des forages et de lamultiplication des unités pastorales.

    Babacar séne

    ELEVAGE

    Péripneumonie Contagieuse Bovine (PPCB) : une vaccinationd’urgence s’impose dans le département de Kanel

    Où sont les Ministère de l’Elevage et desProductions Animales,del’Environnement et du DéveloppementDurable ? C’est une maladie qui touche lerègne animal ; Les animaux sauvagespeuvent être une source d’infectiondirecte pour les personnes caused’agents pathogènes qui peuvent êtreresponsables de maladies humaines(pathogènes zoonotiques). Les vétérinaires spécialistes de la SantéAnimale et les spécialistes de faune sau-vage devraient nous parler de l’originede la fièvre Ébola, comment prévenircette maladie et quelles sont les mesuresà prendre en cas de contamination pouréviter le ravage dans les familles etc.….?Il y a beaucoup d’agents pathogèneshumains chez les animaux sauvages.Selon une étude récente sur les maladieshumaines, il y a au moins 144 maladieshumaines dérivées d’agents pathogènesd’animaux sauvages qui sont devenusimportantes pour la santé humaine ces60 dernières années.

    La fièvre hémorragique Ébola (FHE) estune maladie grave causée par un sous-type du virus ÉbolaFace au virus EBOLA le ministère del’élevage et des productions animales etde l’Environnement et duDéveloppement Durable n’ont pas étéentendu face aux mesures préventivesde la fièvre hémorragique EBOLA pour-tant considérée comme une zoonose ; cesministères en charge de cers questionssont interpellés au même titre que celuide la Santé dont les spécialistes ont tenuen haleine les populations sénégalaiseset ont communiqué à outrance sur cettemaladie dont les premiers symptômes etcas sont apparus en Guinée ; lesVétérinaires spécialistes de la santé ani-male et les spécialistes des parcsdevraient participer à la communicationde cette maladie ;malheureusement onne les a pas trop souvent entendu ;la sur-veillance des animaux en provenance dela Guinée, du Mali et des états riverainsdu Parc national de Niokolo Koba et de

    Badiar devrait amplifier les mesures desurveillance face à cette maladie L'épizootie actuelle de la fièvre hémorra-gique à virus Ebola (FHE) montre égale-ment combien un événement sanitairegrave touchant le règne animal peutavoir des conséquences de dimensionmondiale sur l'économie rurale et laconsommation, tout en représentant unemenace pour la santé publique.D’autres pathogènes zoonotiques dans lafaune ont eu une importance en santéhumaine depuis longtemps. Voici uneliste de quelques agents pathogènes etmaladies zoonotiques présents dans lafaune sauvage : Les animaux sauvagespeuvent être une source directe ou indi-recte de toutes ces maladies humaines.Par exemple :• Le Sida ;• Le virus de la fièvre jaune ;• La maladie de Chaggas et • La fièvre hémorragique Ébola qui estune fièvre hémorragique Ébola.

    Babacar sene

    EBOLA

    «uNE ANtRoPozooNoSE PAS CoMME LES AutRES»

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    MENSUEL D’ INFORMATIONS SUR L’ELEVAGE, L’AGRICULTURE, LA PÊCHE ET L’ENVIRONNEMENT

    « L’information météo est lepremier intrant de l’agricul-ture » cette affirmation a étéfaite par les ProducteursAgricoles lors de l’atelier delancement du Cadre Nationaldes Services Climatologiquestenu récemment à Dakar ; cetatelier a abouti à la Mise enplace officielle du dispositifinstitutionnel du CNSC auSénégalprévue en Janvier2015 pour produire et utiliserdes informations et des ser-vices climatologiques

    En effet les Services Climatologiques doi-vent nécessairement procurer des informa-tions pour permettre de mieux compren-dre les risques et les dangers encourus etleur évolution ;les prévisions et les projec-tions faites soutenues d’une bonne planifi-cation ,permettent d’accroitre la résistancepour faire face à ces aléas climatiques ;cependant le manque d’informations voireleur bonne transmission pose des limitesquand à la compréhension que l’on doit sefaire pour pouvoir non seulement les utili-ser à bon escient mais aussi qu’elles puis-sent arriver vers les usagers et utilisateursfinaux à temps.Un constat alarmant qui trouve toute saréponse à la mise en place d’un CadreMondial de Services Climatologique ;C’est lors de la troisième conférence mon-diale sur le climat à Genève en 2009 que leschefs d’états, ou de gouvernements, lesministres et les chefs de délégation de plusde 150 pays et 70 organisations ont décidéà l’unanimité d’instaurer un Cadre Mondialpour les Services Climatologiques pour quela société puisse accéder en temps vouluaux informations climatologiques de qualitédont elle a besoin ; ainsi l’OrganisationMondiale de la Météorologie(OMM) a étéchargée de mettre sur pied une équipe spé-ciale de haut niveau pour travailler sur lescomposantes du Cadre Mondial et lesmodes de gouvernance envisageablesAu niveau national l’Agence National del’Aviation Civile et de la Météorologie (ANA-CIM) tente de mettre en œuvre ce proces-sus ; ainsi grâce à la collaboration avec leCCAFS au niveau de la région de Kaffrineelle a initié une agriculture intelligentegrâce à l’utilisation de l’information clima-tique ; il est approuvé aujourd’hui qu’il estpossible grâce aux progrès de la climatolo-gie de l’informatique et des télécommunica-tions d’établir des prévisions dontl’échéance va de quelques heures à plu-sieurs années et d’anticiper l’évolution duclimat ;C’est fort de cela que l’Agence National del’Aviation Civile et de la Météorologie (ANA-CIM) ayant compris tout ce challenge s’estengagée d’élargir son champs d’action auniveau national en mettant en place unCadre National des ServicesClimatologiques impliquant tous lesacteurs intervenant dans le processus d’éla-boration et de la diffusion de l’informationclimatiqueL’atelier de Dakar organisé par l’Agence

    National de l’Aviation Civile et de laMétéorologie (ANACIM) rentre dans cecadre pour regrouper les représentantsnationaux des secteurs visés par le CMSC,les organisations d’usagers de l’informationclimatique (utilisateurs finaux ou relais del’information), les décideurs, les partenairesau développement, les organisations régio-nales et sous régionales (ACMAD, CEDEAO,UEMOA, AGRHYMET, BAD, CCAFS etc.)lesuniversitaires, les Organisations de laSociété Civile, les Organisations NonGouvernementales pour promouvoir uneapproche pluridisciplinaire, mettre en placeune plateforme nationale d’interface entreusagers et fournisseurs de services climato-logiques, adopter un cadre de gouvernancedynamique et efficace et proposer unefeuille de route en vue d’approfondir un dia-logue durable entre les différentes partiesprenantes ,d’adopter un projet de texteadministratif de gouvernance et d’élaborerune feuille de route pour la mise en œuvreau niveau national du cadre mondial desservices climatologiques.Lors de cet atelier il ya eu des présentationsqui ont porté essentiellement sur lesdomaines de la sécurité alimentaire, del’agriculture, de l’élevage la sécurité en mer,la protection civile, le tourisme et le cadrede vie.Il ya eu les premières présentations qui ontporté elles aussi sur l’état des besoins quisont exprimés par les utilisateurs fournis-seurs et usagers des informations climato-logiques; et le constat a révélé que lesbesoins en données climatiques commen-cent au-delà des gaps observés ; ce qui entreen droite ligne dans le cadre des préoccupa-tions de l’OMM en mettant en place le CadreMondial des Services Climatiques qui doitrépondre à toutes les préoccupations enterme de climat au nom des acteurs et desusagers .Il fallait comprendre également que la fina-lité de l’atelier de Dakar est de formaliser àtravers un cadre formel officiellementconnu dans lequel tous les acteurs climatvont se retrouver et instaurer le dialoguequi débouche sur une meilleure connais-sance des besoins pour que les fournisseurspuissent tailler les services adaptés ;Au cours des discussions beaucoup de ques-tions ont porté sur les possibilités que le

    cadre dispose pour rechercher son finance-ment pour les acteurs ;d’autres questionsont porté sur le financement des activitésque les producteurs de services vont avoirdes plus values qui doivent être les missionset attributions du Cadre; il s’agira de réunirles acteurs du cadre de manière à pouvoirformuler des plans de développement ,desprojets à soumettre et des propositions depolitiques, de recherche de financement ; cequi justifie la pertinence d’un cadre institu-tionnel ,la définition de ses grands axes etson ancrage institutionnel et juridique ;Il a été également révélé au cours de cet ate-lier, que la protection civile a besoin desinformations sur les risques et catastrophes; cela a été un point visité par les partici-pants car il ‘agit de la perception de l’alertepar les populations, qui ont besoin aussi decomprendre les messages d’alerte ;Le problème de la protection civile est l’ac-cès à la dernière couche des populations quisont dans les coins les plus reculés et qui neparviennent pas à recevoir correctement lesmessages et qui ont besoin de comprendrela signification des termes météorologiquesmalgré l’intervention de ses relais et volon-taires.La Direction de la protection civile a besoind’être accompagnée par l’Agence Nationalde l’Aviation Civile et de la Météorologie(ANACIM) pour l’accès des informationsaux populations et la compréhension parelles mêmes des systèmes d’alerte pré-coce(SAP) relayés par la MétéorologiquePour ce qui concerne les usagers ils sonttrès satisfait de l’organisation de l’atelier quivient à son heure ; ils s’y retrouvent bienpour être intégrés dans le cadre ; le dévelop-pement étant un tout et que celui du Sénégalréside dans l’agriculture l’élevage la pêchela foresterie il faut amplifier les statistiquesmétéorologiques et d’assurer et densifierleur maillage ;ils ont exprimé le souhait devoir l’atelier puisse déjà servir de cadre deréflexion sur des inputs au cadre qui seramis en place et qui sera chargé de définirl’ensemble des activités ;La fin des travaux de l’atelier a été consa-crée à la mise en place du Comité de suivides recommandations de l’atelier de lance-ment du CMSC au Sénégal ; il a été décidé aucours de cet atelier que le ComitéScientifique puisse s’élargir aux utilisateurs

    et que des objectifs clairs et précis soientdéfinis ; Ainsi les recommandations de l’atelier ontporté sur La nécessitéd’allier en parallèlele décret etarrêté pour la forme juridique du CadreNationalL’adoption du document par les acteurs demanière consensuelleLe renforcement, la mise en synergie desactions et la mutualisation des moyenspour aller ensemble ; ne pas recréer la roueLa formation de l’information climatiquepar secteursL’implication des radios rurales, des réseauxd’acteurs et des médiats spécialisés qui ontun rôle important à jouer La rencontre inter-paysanne au niveaurégional Il a été mis en relief également la dyna-mique de la disponibilité de l’informationclimatique qui doit s’afficher et qui doitêtre utilisée en vue d’assurer le développe-ment durable ; le cadre a besoin d’un plande communication et de marketing en vued’augmenter la capacité communication-nelle et informationnelle et l’image des sta-tions météorologiques pour que les usagerscomprennent et respectent la météorologie.Les usagers étant au début et à la fin de toutprocessus de développement il s’agira deconcilier les connaissances traditionnelleset modernes ;L’impact de la prévision météorologique surla santé a été largement partagé et il estavéré que l’utilisation affirmée des prévi-sions météorologiques est le médecin sansblouse ;C’est en Janvier 2015 qu’il sera procédé àla Mise en place officiel du dispositif institu-tionnel du CNSC au SénégalL’intégration par les pays des observationset de produits mondiaux permet aux utilisa-teurs d’avoir une information de grandequalité à l’échelle nationale ; ces nouvellescapacités ouvrent la voie à la production età la diffusion de services qui intéressent auplus haut niveau les nombreux secteurssocioéconomiques sensibles aux conditionsclimatiques notamment sur l’agriculturel’élevage la santé et le tourisme entre autre ;

    Babacar sene

    Atelier National de Lancement du Cadre Mondialdes Services Climatologiques(CMSC)

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    P Ê C H E E t E N v i R o N N E M E N t 12

    MENSUEL D’ INFORMATIONS SUR L’ELEVAGE, L’AGRICULTURE, LA PÊCHE ET L’ENVIRONNEMENT

    Validation de la stratégierégionale de lutte contre laPêche Illicite, Non déclarée etNon Réglementée : une pro-blématique inquiétante pourla gestion des pêcheries de lasous-région

    Depuis 1990, le phénomène de la pêcheINN dans la sous-région a des effetsdésastreux sur le secteur de la pêche engénéral déjà en crise du fait de la surex-ploitation des ressources halieutiques parles pêcheurs industriels et artisans et dela présence de navires étrangers qui pro-fitent des faibles moyens de suivi,contrôle et surveillance des Etats mem-bres de la Commission Sous Régional desPêches(CSRP) pour s’adonner à des pra-tiques de pêche INN.La valeur estimée de la Pêche INN auniveau mondial est de l’ordre de 23 mil-liards de dollars US par an (Source FAO). Plusieurs sources concordantes ont mon-tré que, dans la sous région, cette valeurest de l’ordre de 500 millions de dollarsUS par an. Cette pêche INN est une pro-blématique inquiétante pour la gestiondes pêcheries de la sous-région.L’amélioration de la gestion des pêchesnécessite non seulement des systèmesd’informations appropriées, le renforce-ment de la recherche et des mécanismesde formulation des avis de gestion, l’amé-lioration de la gouvernance des pêches,mais également le renforcement du sys-tème de Suivi Contrôle et Surveillance desPêches.

    De nombreux instruments juridiques ontété pris pour combattre la pêche INN. Ils’agit notamment de la Convention desNationale Unies sur le droit de la mer, duCode de Conduite de la FAO pour unePêche Responsable, du Plan Internationald’Action pour prévenir, combattre et éli-miner la P.INN, de l’accord de la FAO rela-tif aux mesures du ressort de l’État duport visant à prévenir, contrecarrer et éli-miner la pêche INN. Ces instruments, aux-quels la plupart des Etats membres de laCSRP a adhéré, ont été renforcés par laConvention sur les Conditions Minimalesd’Accès dite CMA adoptée et entrée envigueur en Septembre 2013.Sur le plan opérationnel, beaucoup d’acti-vités ont été menées par la CSRP et lesEtats membres, sur fonds propres ou avecl’appui des partenaires techniques etfinanciers, pour contre carrer la PêcheINN dans la sous-région. Même si les

    résultats obtenus ont été très satisfai-sants, force est de reconnaitre que lapêche INN est loin d’être éradiquée dansla zone CSRP. Aussi, la Conférence des Ministres est-elleconvoquée en session extraordinaire àDakar pour définir les modalités de ren-forcement du dispositif sous régional delutte contre la pêche INN et pour validerla stratégie de lutte contre la pêche INNde la CSRP.Dans le cadre de la lutte contre la PêcheIllicite, Non déclarée et Non réglementée(INN) dansla sous-région ouest-africaine,la Commission Sous Régionale des Pêches(CSRP vient de clôturer à Dakar ce 28Mars 2014 la16e Session Extraordinairede la Conférence des Ministres de sesEtats membres (Cabo Verde, Guinée,Gambie, Guinée Bissau, Mauritanie,Sénégal, Sierra Léone). La rencontre aabouti à la définition des modalités pra-

    tiques de renforcement de la lutte dans lasous région et à la validation de la straté-gie Régionale pour lutter contre la pêcheINN. Un point de presse a sanctionné lafin des travaux que le Capitaine deVaisseau Babacar Bâ, de DépartementSuivi, Contrôle et Surveillance de la CSRPa bien voulu animer, entouré du Directeurdes Pêches de la Gambie MrNfamaraDanfa , de Mr Moussa Mané,Coordonateur du FISCAP en GuinéeBissau, de Mr Camille Jean Pierre ManelDirecteur des Pêches du Sénégal et duCapitaine de Vaisseau Cheikh Sarr,Directeur de la Protection et de laSurveillance des Pêches duSénégal(DPSP). Entre autres questionsévoquées, résultent le droit de poursuite,les autorisations de pêche, la pêche arti-sanale auxquelles les autorités ont tour àtour répondu.

    Babacarséne

    16e Session Extraordinaire de la Conférence des Ministres de la CSRP

    « La CSRP est un organisme intergouverne-mental qui a été crée par voie de conventionle 29 mars 1985 ; cette commission qui apour mission de renforcer la coopérationhalieutique comprend sept (7) états mem-bres que sont le Cabo Verde, la Gambie, laGuinée, la Guinée Bissau, la Mauritanie, leSénégal et la Sierra Léone.La rencontre de deux jours avait l’avantagede marquer deux événements simultané-ment qui portent d’une part sur la valida-tion d’une stratégie régionale pour la lutte

    contre la pêche INN et d’autre part sur lacélébration de notre anniversaire celui de laCommission Sous Régionale de Pêches créele 29 Mars 1985. Nous avons profité de cesdeux événements pour discuter sur unthème qui nous préoccupe tous ; effective-ment comme vous le savez, la pêche illicitenon déclarée et non réglementée constitueun grand vocable qui regroupe beaucoup determes mais ce qu’on peut retenir demanière générale c’est que ce sont toutes lesactivités de pêche qui se font d’une manièreillégale et qui ne respectent pas les normesinternationales de pêche et qui ne respec-tent pas non plus les textes régionaux enmatière de pêche ni les législations natio-nales des 07 états membre en matière depêche ou toute forme de pêche qui fait l’ob-jet d’une déclaration fallacieuse ;Comme vous le savez tous, ces derniersmois, il a été souvent fait cas des navires quine battaient pas pavillon de pays de la sous-région qui ont été arraisonnés dans un étatmembre de la CSRP et des navires quiciblaient des stocks qui sont partagés entresles états membres. Cela a été le prétextepour nos autorités, c'est-à-dire les Ministresen charge de la pêche, de se réunir pourd’abord discuter de ces problématiques etensuite définir une stratégie pour une meil-leure prise en charge de ces questions depêche INN dans la zone. Cette pêche INN abeaucoup de conséquences qui peuventêtre regroupées en trois ou quatre grandesconséquences dont :

    -La raréfaction de la ressource quiest un effet multiplicateur de la pauvreté etde l’insécurité alimentaire dans la zoneCSRP où la majorité de la population vit dupoisson ; -Les pertes économiques qu’elleengendre : comme vous le savez si cesnavires viennent faire des prélèvements surles stocks sans autorisation ; les stocks sontexportés vendus avec des pertes écono-miques énormes qui avoisinent les 150 mil-liards CFA dans notre sous-région ; -la destruction de la biodiversité pro-voquée par cette pêche liée aux types d’en-gins utilisés notamment le chalutage defonds qui détruit les habitats des poissonset des autres espèces ; -les pertes d’emplois : c’est un aspectqu’il faut prendre véritablement en comptedans la mesure où comme on l’a constaté en2006 si les pêcheurs n’ont plus d’activitésen mer parce que tout simplement le pois-son se fait rare. Ils peuven


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